dimanche 31 janvier 2010

Winners day's

La rumeur dit que Dedalus est grippé. En lui souhaitant un prompt rétablissement, je m'attaque donc à la publication des résultats du rébus de ce dimanche sans le secours des interprétations loufoques dont il a le secret.

Les participants, pour la plupart ont compris qu'il ne s'agissait pas d'une basse-fosse du Louvres, où l'on torturerait un U guénot, sous le regard de Catherine de Médicis en tenue sado-maso, tandis que des ligueurs font risette dans l'ombre. Beaucoup ont trouvé la bonne réponse, même si l'explication de la partie finale de l'énigme manquait…

Madame.B, comme souvent, est arrivée avec une réponse parfaite moins de 7 minutes après la publication du rébus. Philzone qui devient un habitué du palmarès, s'est présenté ensuite, puis Lol , suivi par Arf, et CC
La Famille Castor, toujours inspirée est venue avec un déchiffrement complet, juste avant FalconHill qui entre enfin dans la confrérie des vainqueurs de ce jeu! Poison-Social a trouvé également le mot de l'énigme et m'a soufflé la risette. Olivier P, a gagné aussi, j'en suis bien content, de même que Céleste, précédant une mystérieuse Berthe aux grands pieds. Mtislav est du tableau, bien sûr, comme Choule[bnkr] au pseudo bucolique. Il me faut aussi souligner la belle victoire de M. et Mme Eric Citoyen, tandis que MathRo ferme ce palmarès de quinze lauréats… Bravo à tous!

Un rébus pour le dimanche


Trouvez dans ce rébus le prénom et le nom d'une personnalité du monde politique. Celle-ci peut-être notre contemporaine ou appartenir à l'Histoire —de n'importe quelle région du monde. Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(les commentaires sont modérés pour tenir les réponses secrètes jusqu'à ce soir)

samedi 30 janvier 2010

La censure du No Sarkozy Day ne passera pas!

Depuis la publication de ce billet, l'origine de la censure du groupe a été identifiée. Cela rend ce texte erroné dans les faits, mais non dans son esprit, car les motivations de la personne ayant procédé à la censure demeurent une source d'interrogations et de soupçons. On trouvera à la suite du billet, que je ne supprime pas, par égard pour les commentateurs, le communiqué des organisateurs du No Sarkozy Day…

Le groupe du No Sarkozy Day a été supprimé hier soir, sans avertissement ni explication. Il paraît que ce n'est pas la première fois que ce genre de chose se passe sur Facebook. On peut, au minimum, imputer cette disparition aux responsables français du site: ils doivent estimer qu'ils peuvent tout se permettre. Leurs motivations dans ce cas précis n'en restent pas moins sujettes à interprétations. Éliminer d'un clic de souris un groupe fort de plus de 360 000 membres n'est pas chose anodine. On imagine que la personne responsable de l'exécution y réfléchit à deux fois… Quelqu'un l'a fait, pourtant.

Une première explication vient à l'esprit: c'est une besogne de supplétifs de l'UMP. Des sympathisants, ou des adhérents de ce parti, dénonçant jour après jour le groupe aux régulateurs du site, en arguant que serait publié sur sa page des contenus illicites. Ils auraient pu agir individuellement, par dépit, mais la possibilité d'une action concertée et planifiée apparaît tout de même plus vraisemblable.

Ce dernier cas de figure fait alors irrésistiblement penser à un acte de censure initié par Nicolas Sarkozy et son entourage, dès lors que le succès croissant du N.S.D. leur apparaît comme une menace crédible. L'Élysée a-t-il du temps à perdre pour se soucier de bâillonner les contestataires? La réponse est oui, c'est parfaitement possible.

M. Sarkozy a transformé la république en un régime dont la tête veut et peut décider de tout: du refus de la relaxe de Dominique de Villepin par la Justice, au coûteux raccordement de la villa de sa belle-famille au réseau de tout-à-l'égout. On sait qu'il va faire surveiller nos ordinateurs, on sait que préfets et responsables de l'ordre public savent qu'il peut leur en cuire de laisser des citoyens le conspuer, on sait qu'il défend la pelouse de ses amis… On sait en résumé que le crime de lèse-sarcozy est inscrit dans les édits implicites du chef de l'état.

Alors oui, même hypothétique, l'intervention de l'Élysée dans la censure du groupe No Sarkozy Day est parfaitement réaliste. On ne prête qu'aux riches.
Accessoirement, cet incident de parcours permet de mettre face à leurs contradictions les défenseurs de la pseudo-démocratie française. Est-ce la marque d'une démocratie, cette censure d'un mouvement de protestation populaire? Évidemment non ! Il est donc permis d'espérer que tous ceux qui, au non de la démocratie, firent la fine bouche au départ du No Sarkozy Day, vont à présent le rejoindre.

Peu importe que cette censure ait été exigée par le président, ou qu'elle soit simplement l'effet de la complaisance de gestionnaires à l'égard du pouvoir, nous ne nous laisserons pas intimider. Le droit de manifester n'a pas encore été aboli dans ce pays, et par conséquent les entraves à la préparation d'une journée de protestation anti-Sarkozy apparaissent illégitimes.
Un nouveau groupe a été créé sur FaceBook, où les adhésions sont attendues, nombreuses.
Faisons du 27 mars 2010 : une journée pour dire NON À SARKOZY !
Inscrivez-vous, encouragez vos amis à s'inscrire!

Un communiqué des organisateurs du No Sarkozy Day:
« La censure est venue de l'intérieur
Vendredi 29 janvier peu après 20h40, le Groupe Facebook « No Sarkozy Day 27 mars 2010 » disparaissait subitement de nos écrans, et les publications de ce Groupe sur nos fils d’information avec.

Devant l’instantanéité de la chose, nous avons très vite pensé à une indisponibilité technique de notre groupe.

Puis les minutes et les heures passant, nous fûmes convaincus d’un acte de censure sur ce Groupe, forcément dû à une action externe.

Notre premier instinct fut de crier notre révolte de voir disparaître ainsi l’outil de Rassemblement et de Cohésion de ce formidable élan citoyen et démocratique qu’est le No Sarkozy Day… 365 000 membres réduits au silence, effacés, instantanément… ça fait froid dans le dos !

Toute la nuit d’hier, et toute la journée de samedi, nous avons oeuvré à inviter nos contacts, activer nos réseaux, pour remonter un nouveau groupe.

Vous avez été nombreux à vous mobiliser avec nous, pour relayer l’information de la disparition du Groupe Facebook des plus populaires du moment !
Nous vous remercions chaleureusement de votre implication sans réserve, et de vos nombreux témoignages de soutien !

Le Groupe No Sarkozy Day 27 mars 2010 n’avait pas pu être effacé d’un instant sur l’autre. C’était une certitude…
La disparition du Groupe No Sarkozy Day sur Facebook n’était pas due à un problême technique du Réseau Facebook, ou autre intervention externe…
Et nous devons faire notre mea-culpa de l’avoir pensé trop fort, trop vite…

Après 24 heures de travail sans repos, nous avons du nous rendre à cette évidence :

Le ver était dans le fruit.

Un des administrateurs du groupe a trahi la confiance que nous lui avions accordée, pour user d’une astuce très simple consistant à rendre le groupe inaccessible.

« Rien ne nous protège contre l’orgueil de certains. Et c’est essentiellement pour cela que la lutte est difficile. » (parole d’indien).

Nous remercions, du fond du cœur, encore une fois, toutes celles et tous ceux qui nous ont soutenus pendant ces dernières 24H00.

Nous tenons à nous excuser auprès de vous tous, de cet incident qui nous a tous profondément choqués.

Le Groupe Facebook « No Sarkozy Day 27 mars 2010 – Objectif 1 million » est à nouveau accessible !

L’aventure continue.

L’équipe du No Sarkozy Day»

vendredi 29 janvier 2010

Un droit des femmes à défendre

Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de ce blog aujourd'hui, mais après lecture de deux courts billets, chez Nicolas, et Osem, je trouve utile de renvoyer les lecteurs et lectrices à la lecture de ce billet : «IVG en danger?».
En complément, un site à découvrir et faire découvrir: Infos IVG

jeudi 28 janvier 2010

L'âge charnière

Cinquante-cinq ans est un âge charnière pour un homme. Comme trente-trois, quand on cache encore tant de dons au monde, qu'il risque de ne jamais connaître parce qu'on va mourir à l'âge du Christ. Comme quarante, sept ans plus tard, parce que la jeunesse tirée, on commence à se demander combien de gouttes il peut bien en rester. Cinquante-cinq ans, c'est autre chose.

Avec l'allongement de la durée de la vie, pour un non fumeur buveur d'eau sans nitrates, nourri au bio, et adonné au jogging matutinal depuis des lustres, on peut dire que c'est la mi-parcours. Ce type là, l'œil clair fixé sur l'horizon des 110 balais, se fiche des charnières. En revanche, pour le commun des quinqua + 5, c'est le moment où l'on comprend que ces longues études de la vie ne valent pas tripette: pour pas grand chose, la charnière soulève le couvercle de la poubelle. On vous fourre dedans, la société n'a plus besoin de vous.

À cinquante-cinq ans, on ne s'en rend pas compte immédiatement, mais il va falloir s'habituer à devenir vieux, s'habituer à ce que chaque année s'ouvre sur un nouvel âge charnière. La somptuosité du cadeau que l'on peut recevoir ne change rien à l'affaire, sauf s'il est pourri, le cadeau.

Ce qui m'amène naturellement à penser aux cinquante-cinq ans de ce pauvre Nicolas Sarkozy. Je me demande quelle gueule il fera ce soir, dans l'intimité. Est-ce qu'il va casser la vaisselle du mobilier national pour calmer la rage qui doit l'habiter? La justice vient de lui faire un présent particulièrement pourri avec la relaxe de Dominique de Villepin. Et du même coup, elle a peut-être fait une fleur divine à l'opposition dans ce pays.

Imaginez: le PS semble sortir doucement de sa longue maladie, les élections régionales devraient être un échec pour l'UMP sarkoziste… La cote du président laisse, certes, à désirer —je veux dire qu'elle pourrait être légitimement plus mauvaise encore—, mais ne chipotons pas… En toute hypothèse, M. de Villepin devrait se porter candidat à la présidentielle de 2012. Ou mieux: refaire à son ennemi le coup de Jacques Chirac à Giscard d'Estaing, en favorisant mine de rien la candidate de l'opposition ( je considère le cas idéal — de mon point de vue—, où M. Strauss Kahn ne se sent pas désiré, et ne quittant pas la bonne auberge du FMI, il ne m'oblige pas à voter contre lui).

Bref, cinquante-cinq ans, c'est un âge charnière, comme 2010 est une année charnière dans le mandat de Nicolas Sarkozy. Cela pourrait sonner son entrée dans une période crépusculaire, tandis que pour les Français fatigués de sa personne viendrait l'aube.

mercredi 27 janvier 2010

Deux choses sur le Davos Day de Sarkozy

Avant hier, je n'avais aucune envie d'assister au numéro de Nicolas Sarkozy, qui aurait séduit 4,9 millions de téléspectateurs sur les 8,6 millions qui l'ont regardé, tandis que 14 millions de Français s'intéressaient à d'autres programmes… Aujourd'hui par contre, je l'aurais volontiers écouté discourir à Davos, si j'en avais eu le loisir. J'ai tout de même prêté l'œil et l'oreille une ou deux minutes à ce qu'il disait, le temps de saisir deux choses qui m'ont fait bondir.

La première, c'est son affirmation qu'il n'y a plus de paradis fiscaux… Toujours le même culot dans la forfanterie et le mensonge! Dans le dernier numéro du Nouvel-Obs se trouvait une interview d'Eva Joly qui affirmait le contraire. Tout dépend des critères que l'on retient pour définir la crapulerie financière: selon les plus réalistes, il reste un beau paquet de paradis fiscaux, comme les îles Caïmans de nos voisins britanniques, et quelques 70 autres. Un plus vaillant que moi en donnera peut-être la liste exhaustive un de ces jours…

Nicolas Sarkozy a aussi lancé des objurgations à la pécunieuse assemblée de Davos, l'appelant à faire preuve de davantage d'audace encore contre le monstre de la crise. Et c'est alors que j'ai sursauté la seconde fois… Cette audace qu'il appelle de ses vœux, il réclame qu'elle s'attache, entre autres, à «réformer nos systèmes de protection sociale», car «si nous ne faisons pas cela, la reprise ne sera qu'un répit»

Quand on sait ce que réformer signifie dans sa bouche, quand on sait tous les dégâts que sa politique a déjà provoqués en ce domaine, on ne peut que frémir à l'idée de la suite. Vivement les régionales pour lui infliger un premier revers électoral mérité, et vivement le No Sarkozy Day du 27 mars pour lui dire avec force: deux ans de casse sociale, ça suffit!

Signer l'appel au No Sarkozy Day…

mardi 26 janvier 2010

Pires billets à la chaîne

Dans les Coulisses de Sarkofrance, Juan à lancé une sorte de sondage auprès d'un échantillon sans doute représentatif de sa vaste blogosphère, dont je fais partie —et je l'en remercie. Il nous demande notre pire souvenir de blogueur, et je suis bien embêté pour répondre…

Je pourrais sans doute retrouver trois ou quatre billets qui m'ont fait plaisir à divers titres, soit que j'ai tiré quelque satisfaction de leur rédaction, soit qu'ils m'aient valu un petit succès auprès des lecteurs. En revanche, la sélection d'un mauvais souvenir attaché à une note me semble impossible: il y en a trop et je les oublie vite.
Ce serait plutôt l'indifférence sur des thèmes récurrents dans mes billets qui me chiffonne, mais je viens de le dire: j'efface vite. De sorte que le pire souvenir de blogueur est toujours à venir.

Mon pire regret, ce sera sans doute demain, ce billet-ci qui me paraîtra sans queue ni tête…
Cela vient du fait que j'hésitais au départ entre deux sujets qui ont occupé mon esprit un moment. Sur France Inter j'écoutais ce matin «Service Public», sur un parking de Draguignan… Il était question du prix de la nourriture bio, jugé trop chèr par Que choisir?
Un intervenant dont le nom m'échappe, mais qui semblait jouer un rôle dans la filière bio et posséder lui-même une ferme, a tranquillement déclaré que le bio, contrairement à ce qui se disait dans l'émission, n'est pas assez cher. Il devrait selon lui coûter le double ou le triple (je ne sais plus)!

Et cet homme de prendre exemple du kilo de porc à la production, qui n'aurait pas changé depuis une éternité. Il n'empêche, qu'il a drôlement grimpé dans les rayons des grandes surfaces depuis cette époque! Ce monsieur regrettait également le temps où les ménages français consacraient 50% de leurs revenus à la nourriture, pour ne plus lui accorder à présent qu'une fraction de ceux-ci inférieure à 15% …
Comment se logeraient les français si nous revenions à l'époque bénie du «tout pour le ventre»? Comment se déplaceraient-t-ils? Comment se soigneraient-ils? Renonceraient-ils à tous les loisirs et accessoires coûteux que l'évolution des mœurs leur a rendu indispensables? Je crois que certains adeptes et grands prêtres du bio vivent dans un autre monde.

Comme Nicolas Sarkozy vit sur la planète du pouvoir, incapable d'être crédible un instant lorsqu'il descend sur terre singer de l'intérêt pour ses sujets. De ses propos, dont je n'ai entendu que les échos les plus forts et ce que la presse en rapporte, je n'ai rien retenu de nature à redresser si peu que ce soit sa cote de confiance auprès de moi.
Seuls m'ont médusé les efforts déployés par les médias pour essayer de faire croire que 8,6 millions de téléspectateurs écoutant le président constituaient un succès d'audimat. 8,6 millions, pendant que plus de 14 millions de téléspectateurs regardaient autre chose… Yann Savidan s'est penché sur cet étrange phénomène plus précisément que moi, je n'ajouterai rien à ce constat. Simplement mon regret d'un billet hâtif de plus, mais le pire est toujours à venir, surtout sous Nicolas Sarkozy…

P-S: Pour signer l'appel au No Sarkozy Day, c'est par là

lundi 25 janvier 2010

Ricochet !

J'ai publié mon billet de ce soir, Pourquoi je soutiens le No Sarkozy Day, sur Le Post…
Comme le temps me manque pour en rédiger un autre, j'invite le lecteur éventuel à suivre le lien de celui-ci…


Sur le même sujet, vous pouvez lire aussi les précisions de Dedalus.
Si le show télévisé présidentiel vous intéresse, rendez-vous chez Ruminances, dévorer Libres échanges, ainsi que les trois derniers billets d'Hermes, qui valent le détour!

dimanche 24 janvier 2010

L'olivier, des crocs mous, le tout avé l'accent

Dedalus, occupé par l'appel à un No Sarkozy Day, m'a laissé choir pour son coup de pouce apprécié dans la rédaction des résultats au jeu du rébus. D'un autre côté, comme j'ai moi aussi, publié cet appel, je ne vais pas m'étendre, au risque de le repousser trop bas dans la page. Par ordre d'arrivée, les bonnes réponses sont donc venues de la famille Castor, puis de Lol, de Philzone (un habitué du palmarès, sans profil), de Mtislav, et d'Hermes.
Gloire à eux jusqu'à dimanche prochain !

Appel des blogueurs pour le No Sarkozy day

No Sarkozy Day
Appel


Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l'écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.

Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : Liberté - Egalité - Fraternité – Laïcité – Démocratie

Nous, simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l'envie, le besoin de dire NON ! à Nicolas Sarkozy, à se rassembler pour un No Sarkozy Day.

Le 27 mars 2010 : une journée pour lui dire NON !

Des rassemblements seront organisés partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible.


Nous appelons l'ensemble des blogueurs à diffuser cet appel sur leurs blogs et à nous en informer via un message adressé à blogs@no-sarkozy-day.fr

Nous appelons l'ensemble des citoyens à signer et faire signer cet appel (signatures).

Nous sommes cinquante et un blogueurs à diffuser simultanément, ce dimanche 24 janvier 2010, l'appel pour un No Sarkozy Day.



Signatures :

Aliciabx - http://aliciabx.blogspot.com/
André Orphal -
http://jusqu-alacensure.over-blog.com/
Antennerelais -
http://antennerelais.canalblog.com/
Antidote Démocratique Antisarkozy -
http://rpubliquejetaime.typepad.fr/
Antoine -
http://just4kiss.blogspot.com/
Arnaud Mouillard -
http://hern.over-blog.com
B.Mode -
http://ruminances.unblog.fr/
Benjamin Ball -
http://blog-zero-un.over-blog.fr/
Bloguerilla -
http://bloguerilla.org
Carrefour Anticapitaliste -
http://kropotkine.jimdo.com/
CC -
http://www.bahbycc.com/
Clarky - http://ruminances.unblog.fr/
Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées -
http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/
Cpolitic -
http://www.cpolitic.com/cblog/
Dan29000 -
http://danactu-resistance.over-blog.com/
David Noël -
http://www.lheninois.com
Dedalus - http://sarkononmerci.fr
Des pas perdus -
http://www.despasperdus.com
Dessins d'AMAD - http://riposte.gauchepopulaire.fr/
Dominik Vallet - http://dominikvallet.over-blog.com/
Enriqueta - http://enriqueta.over-blog.com
Eric Citoyen -
http://monmulhouse.canalblog.com/
Gauchedecombat -
http://gauchedecombat.wordpress.com/
Gilles Pommateau - http://gillespommateau.over-blog.com
Gwendal -
http://gwedenis.blogspot.com/
Hervé Dor : http://ervedo.tumblr.com
Hypos - http://www.hyposblog.info
Ijahsista -
http://une-autre-vision-du-monde.over-blog.fr
Jean-François Vionnet - http://lespenseesdunvieuxcon.blogspot.com
JeandelaXr -
http://jeandelaxr-lejouretlanuit.blogspot.com/
Juan -
http://sarkofrance.blogspot.com/
Le Canard de Mulhouse -
http://canard68.20minutes-blogs.fr/
Le Coucou -
http://unclavesien.blogspot.com
Le journal de Geed -
http://lejournaldegeed.wordpress.com/
LePetitSauvage -
http://on-nous-prend-pour-des-cons.fr
Lost in Chartres -
http://lostinchartres.wordpress.com
Louis Lepioufle -
http://powolicu.wordpress.com/
Marie -
http://engagee.fr/
Martin P. -
http://sauce.over-blog.org/
Mathieu L. -
http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com
Maximilien - http://maximilienrobespierre.blogspot.com/
Monsieur Poireau -
http://monsieurpoireau.blogspot.com
Mtislav -
http://mtislav.blogspot.com
Nicolas J. -
http://jegpol.blogspot.com/
Philippe Marx -
http://www.philippemarx.net/
Raphaël Rezvanpour -
http://revoltecitoyenne.wordpress.com/
Rebus -
http://sarkobasta.blogspot.com
Rimbus -
http://rimbusblog.blogspot.com
Rodolphe Lediazec -
http://ruminances.unblog.fr/
Samuelle -
http://souvenirsdufutur.blogs.courrierinternational.com/
Seug8520 -
http://www.lisoloir.com
Skal -
http://www.lespenseesdeskal.fr
Slovar les Nouvelles -
http://slovar.blogspot.com
Trublyonne -
http://trublyonnevoitlavieenrouge.blogspot.com/
Yann Savidan -
http://www.yann-savidan.com/


Profils Myspace et autres :
Axel - http://www.myspace.com/libertik
Camille BB -
http://www.myspace.com/459439819
Felocydz -
http://www.myspace.com/felocydz
Jacinte G. -
http://myspace.com/asfodelle
Julie -
http://www.myspace.com/170102103
Karyn -
http://www.myspace.com/uztaila
Lea -
http://www.myspace.com/reallioness2
Leslie -
http://www.myspace.com/leslie381
Marco JazzMan -
http://www.myspace.com/marcojazzman
Mimosa67 - http://mimosa67.spaces.live.com/
Navarrete Pierrot -
http://www.myspace.com/mecclass
Pachanga - http://www.myspace.com/pachang_a
Paulo Barrosa -
http://www.myspace.com/paulobarrosa
Zone Nono -
http://www.myspace.com/zonenono

Le rébus du dimanche



Règle du jeu : trouvez dans ce rébus le prénom et le nom d'une personnalité du monde politique. Celle-ci peut-être notre contemporaine ou appartenir à l'Histoire —de n'importe quelle région du monde. Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(les commentaires seront modérés pour tenir les réponses secrètes jusqu'à ce soir)

samedi 23 janvier 2010

Soutien à des illustrateurs en lutte

L'école des Arts Déco de Strasbourg, et plus précisément l'Option Communication qui en fait partie sont bien connus de tous ceux qui s'intéressent à la littérature pour la jeunesse. Le nom d'Option Communication, un peu barbare pour les profanes, recouvre trois ateliers dont celui d'Illustration. Ce dernier, le plus ancien de l'établissement, a été fondé et dirigé par Claude Lapointe plus de 30 ans durant.

Sous son impulsion, cet atelier a formé des générations de graphistes, d'illustrateurs, et participé au rayonnement international de l'école de Strasbourg. On peut lire sur Wikipedia l'appréciation suivante: «L'atelier Illustration, le plus réputé de l'école, est l'atelier de l'apprentissage des techniques de l'image illustrative (accompagnant un référent textuel la plupart du temps) et de la bande dessinée. L'enseignement est autant, voire plus axé sur la réception (lisibilité, clarté...) que sur les techniques de dessin.»

Aujourd'hui, l'existence de l'atelier est menacée par la volonté du directeur de l'établissement.
«Prétextant un changement de statut de l'école ainsi que les prochaines réformes nationales des diplômes d'art, le directeur Otto Teichert entend réduire à une portion congrue les effectifs d'étudiants et professeurs chargés de cours, ce qui ne pourra que précipiter l'Option dans l'abîme, et au-delà, fragiliser toute l'école.»
Cette phrase est extraite de la pétition lancée par les étudiants pour s'opposer à une disparition programmée.

L'association de la Charte des auteurs pour la jeunesse, qui compte dans ses rangs bon nombre d'illustrateurs passés par l'atelier, leur a apporté son soutien, de même que de nombreuses personnes, auteurs, journalistes, illustrateurs, graphistes, enseignants, parents… Je me joins à eux ce soir et vous invite à signer cette pétition.

On pourra suivre de plus près cette affaire et trouver davantage de détails sur le blog ouvert par les étudiants: J'aime mon ESAD

Pétition : Pétition de soutien : je dis non à la destruction de l'ESAD de Strasbourg

vendredi 22 janvier 2010

Quand la comédie à la française fait rire jaune


La France a été fondée pour éblouir le monde et le divertir. Ce qu'elle fait avec régularité, en particulier depuis qu'elle s'est donné Nicolas Sarkozy pour metteur en scène.

Au début, nous nous limitions à l'interprétation de l'épopée révolutionnaire et de ses idéaux. Au fil du temps, la plupart des pays comparables au nôtre s'étant approprié peu ou prou ce répertoire, nous nous sommes tournés vers le comique. Avec un succès inégal…

Ainsi en va-t-il par exemple avec la tragi-comédie de l'Identité nationale qui, si elle fait un four chez nous, soulève l'étonnement de nos voisins. L'acte dit: «charte des droits et devoirs du citoyen», que les jeunes Français seraient tenus de signer à leur majorité fait ainsi l'objet d'un article critique de François Gross, repris par Courrier international.

Si M. Gross appelle à faire preuve d'un peu plus d'imagination dans la mise en scène, il semble néanmoins impressionné par la qualité des interprètes:
«Des individus, des associations que l'on croyait immunisés contre la xénophobie, tiennent soudain d'étranges propos. La crise laisse décidément derrière elle de vilaines traces.»

En fait, son analyse de la pièce est plutôt sévère, et lorsqu'il compare son auteur, Éric Besson, au Père Ubu, ce personnage de Jarry qui symbolise l'ivresse du pouvoir et son absurdité, on applaudit.
M. Besson, lorsqu'il rêve, se prend peut-être pour un héros de tragédie, un traître shakespearien, mais il n'est que le personnage ubuesque d'une mauvaise farce qui ne fait même pas rire à l'étranger. Comme on pourra en juger à la lecture de «Les dangereux délires d'Ubu Besson», sur Courrier International.

Véritable portrait de Monsieur Ubu

jeudi 21 janvier 2010

Rêve de démocratie, une chaîne

«Que proposeriez-vous immédiatement au peuple français, si la démocratie [directe] existait»… Tel est le sujet que Nicolas m'a donné, dans le cadre d'une chaîne propagée notamment par Lomig, blogueur partisan du libéralisme économique. Comme Nicolas, j'ai trouvé cet énoncé intéressant, tout en me permettant d'y mettre des crochets destinés à souligner que nous ne sommes pas en démocratie. Voici ma participation.

Jusqu'à ce jour, l'initiative d'appeler les citoyens aux urnes dans le cadre du référendum, appartenait seulement au Président de la République et à son gouvernement. Une disposition décorative de la Constitution prévoyait cependant de concéder à un cinquième des membres du Parlement la faculté de prendre l'initiative d'un référendum, dès lors que 4,447 millions de Français les appuyaient…

Sur le point de fêter son nonantième anniversaire de pouvoir, le président Sarkozy vient, comme on sait, de donner réalité à cet ornement républicain. Un cadeau pour son successeur, puisqu'il annonce simultanément sa retraite. Le vote de la loi organique étant inscrit en urgence à l'ordre du jour de l'Assemblée, le référendum d'initiative parlementaire va donc voir le jour. Or, il se trouve que par bonheur un peu plus de 180 députés —soit éméchés, soit touchés par la grâce démocratique—, se sont entendus pour étrenner au plus tôt le droit nouveau qui leur est accordé. Si tout va bien, ils souhaitent poser au peuple français cette question:

«Êtes vous favorables à la proposition suivante :
Le passage à une Sixième république est devenu nécessaire. Il est confié aux parlementaires des deux chambres le soin d'en rédiger la Constitution, laquelle devra obligatoirement faire droit aux attentes des citoyens énumérées ci-dessous.

1—création d'un référendum d'initiative populaire, qui sera organisé dès lors qu'une pétition en ce sens recueillera 2 millions de signatures en l'espace d'un trimestre.

2 —l'exécutif sera dirigé par le Premier ministre, responsable devant l'Assemblée nationale qui l'aura désigné par un vote.

3 — le Président de la république, élu par le Sénat, recevra une paire de ciseaux d'or, symbole de sa fonction. Il sera chargé de couper les rubans des inaugurations officielles et d'ouvrir le bal au nom de la France dans les festivités internationales.

4 — les salaires du président et des membres du gouvernement seront laissés à l'appréciation des citoyens, par le biais de collectes mensuelles dont le rapport reflètera par conséquent le degré de satisfaction de la population. À cet effet, une mission sera confiée à M. Kouchner, aujourd'hui retraité, ou, en cas de défaillance de celui-ci, à qui se portera volontaire bénévole, de fonder une ONG chargée d'orchestrer la générosité de la nation envers son personnel politique?»

Pour prendre la suite, je tague Gwendal, Manuel, Rimbus, CC, et Bibi

mercredi 20 janvier 2010

Un petit coin de parapluie pour l'Élysée

La commission des finances de l'Assemblée nationale, a bricolé aujourd'hui un amendement restreignant la portée d'une future commission d'enquête réclamée par le PS, sur les sondages de l'exécutif. L'opposition bénéficie en principe du droit de demander une enquête une fois par session. Sa précédente demande qui visait l'utilisation des sondages par l'Élysée, ayant été refusée, le PS avait déposé une nouvelle demande. Celle-ci, élargie, portait sur l'ensemble des crédits votés par le parlement, dépensés en études d'opinion.

Malheureusement, l'amendement de l'UMP limitera l'enquête au seul gouvernement. Les pratiques de Nicolas Sarkozy avec les sondages demeureront donc tabou, il sera impossible de démontrer les manipulations de l'opinion publique dont on le soupçonne. L'argument des godillots de l'Élysée n'a pas changé: l'enquête voulue par les socialistes ne peut inclure la présidence, en vertu du principe de séparation des pouvoirs.

L'hypocrisie politique, mal chronique, n'est pas mortelle, on ne peut que le constater, sans quoi, nous aurions bientôt une majorité décimée et de nouvelles élections en perspective. Qui peut croire que cette manœuvre de la majorité au Palais Bourbon n'a pas été ordonnée par Nicolas Sarkozy? Personne. Dans la Ve République depuis l'origine, et singulièrement depuis l'élection de M. Sarkozy, la séparation des pouvoirs est une fiction grossière. Les empiétements du président sur la justice ou les prérogatives du parlement sont monnaie courante. En voici un de plus, dissimulé comme toujours.

Nicolas Sarkozy peut tout se permettre, il reste intouchable, même par les représentants du peuple français. Il est à noter que récemment, les sénateurs de la majorité appuyés par Mme Alliot-Marie avaient repoussé au siècle prochain la définition légale de la responsabilité du président. On s'en occupera sans doute en même temps que des modalités de mise en œuvre du référendum d'initiative parlementaire —vous savez ce machin que les menteurs, approuvés par les niais, appellent initiative populaire…
L'une et l'autre de ces dispositions étaient pourtant prévues par les modifications de la constitution votées par le congrès. En revanche, Nicolas Sarkozy a déjà pris de celles-ci tout ce qui étendait ses pouvoirs, si bien que nous nous retrouvons indiscutablement avec un autocrate à la tête du pays. Et les moyens de lui demander des comptes pour tous les abus auxquels il se livre n'existent pas. Nicolas Sarkozy a tous les droits d'un citoyen français, plus celui de les diriger selon son bon plaisir, mais aucun de ses actes ne peut être pesé, encore moins contrarié.

Heureusement que le 27 mars nous aurons la possibilité de lui dire non. On pourra rêver que nous sommes en démocratie, mais ça ne sera qu'un rêve, n'en déplaise aux faux culs de tous horizons politiques.

P-S, quoique son analyse ne me convainque pas vraiment, j'ai beaucoup apprécié «De la différence entre action et acte…» sur le Pavé. Je le cite en contrepoint au No Sarkozy day que je soutiens, mais il s'agit pour moi de contrepoint au sens littéraire: un cheminement parallèle, plutôt que contraire.

source Libération

mardi 19 janvier 2010

Les bains restent ouverts pendant la crise

Les crises et catastrophes de toutes natures coupent rarement le sifflet des cyniques. On l'a vu avec les bonus des financiers, on le voit avec les salaires siamois d'un grand-patron comme M. Proglio. Le capitalisme mondial, pourtant évangélisé par notre Nicolas Sarkozy national, s'adonne à l'adoration du Veau d'or, comme si rien ne s'était passé.

C'est ainsi que Mediapart rapporte la réapparition de bulles spéculatives, aussi gonflées de dangers que celles ayant conduit à la crise actuelle. Notamment, un risque identifié par Paul Jorion, caché dans un truc financier baptisé du doux nom de «pay option ARM»… Ça présente l'apparence des subprimes, ça contient le même taux de spéculation, ça peut empoisonner pareillement. La seule différence, d'après ce que j'ai (peut-être) compris, c'est qu'il y a au départ des ménages plus aisés, qui ont emprunté pour acquérir un bien immobilier.

Au lieu de verser des mensualités correspondant aux intérêts dus pour leur crédit, de nombreux ménages (80%) remboursent un montant moindre. La partie manquante des intérêts est reportée à une date ultérieure, et la somme à rembourser gonfle, gonfle… Le couperet tombera quand les malheureux atteindront 115% de l'emprunt d'origine, et il semble qu'une proportion déjà inquiétante de prêts n'est pas honorée. Nous n'avons peut-être pas fini de rire jaune.

Dans un tout autre style d'inconscience scandaleuse, il y a ces compagnies de croisières de luxe qui ne se gênent pas pour faire mouiller leurs navires près des plages d'Haïti… À une grosse centaine de kilomètres des lieux du désastre. Les touristes ont pu débarquer et profiter de la baignade, des installations de plage sans doute peu occupées. Il semble que quelques personnes ont cependant refusé de participer aux réjouissances et sont restées à bord du navire de la Royal Caribbean Cruises cité en exemple par Matin, un site de la presse canadienne. À quand un circuit «tremblement de terre»?

P-S. «Le coq et la poule»: encore un billet que je recommande sur l'affaire V. Peillon…

lundi 18 janvier 2010

Nicolas 1er à Tricota


Sa Majesté Nicolas 1er, Empereur des Franchois et des Séquelles, vient de rendre visite à ses sujets de Tricota, pour notre plus grande fierté. Racontez cette belle journée de fête à laquelle vous avez participé, comme tous les écoliers de notre île.


Je me rappelle qu'on dormait tous encore à la maison, quand y en a qui ont donné des coups de pieds à la porte des appels joyeux se sont élevés: «Allez, debout, les feignasses! Tout le monde dehors! On se réveille, le car nous attends, bonnes gens!» C'étaient les soldats de l'empereur avec leurs gros godillots. Le maire et ses conseillers faisaient le tour du village pour prévenir tout le monde. Avec papa, maman, grand-mère, mes trois grands frères, ma petite sœur, et les petits, on a eu à peine le temps de s'habiller avant qu'un malabar arrive et nous pousse dans la rue, que les voisins viennent se moquer gentiment de nous, parce qu'ils étaient déjà prêts. Il y avait un énorme autocar qui attendait, et les villageois qui s'approchaient d'un peu partout, l'air d'avoir la tête dans le cul, grave, réjouis de la belle journée de fête dont à laquelle on allait participer. Les soldats ont fouillé toutes les maisons, le maire et sa bande ses amis ont bien vérifié que tout le monde était là, et on nous a fait monter dans l'autocar. Et il est parti. Comme on habite au bout de l'île, c'était long jusqu'à Tricota-ville, surtout pour les petits et les vieux. Ma petite sœur Kiki a vomi et le pépé de nos voisins, que les soldats avaient porté parce qu'il était paralysé, est mort, a eu mal à la tête. On s'est arrêté un moment pour qu'ils le mettent dans le coffre pour lui donner de l'hapyrine aspirine. Le car nous a laissés loin de la ville, parce qu'il y en avait plein d'autres, cars, vu qu'ils ont raflé que toute la population de l'île voulait acclamer l'empereur. Heureusement on a eu droit a des sandwiches, parce que j'avais drôlement faim.
Y avait tellement de monde sur la place, que de là où j'étais, je voyais rien j'avais du mal à voir au loin. J'ai juste entendu quelqu'un qui parlait dans les hauts parleurs, mais j'ai presque rien compris, sauf qu'on va devenir une province franchoise, ça sera pas trop tôt, depuis le temps qu'on demande. Et aussi, il va falloir se tenir à carreau, parce qu'on aura des devoirs envers l'empire. Fort teureusement heureusement, je n'ai rien perdu du magnifique discours que nous adressa l'empereur. Il a une belle voix comme ses yeux bleus, et on sent que c'est un grand homme. Il nous a annoncé que le Tricota sera bientôt une province franchoise comme les autres, avec les mêmes droits, et exactement les mêmes devoirs. Nous, du village, on s'ennuyait, y en avait qui commençaient à râler, qu'ils avaient du boulot à faire. Des vivats d'allégresse s'élevaient de tous côtés. À un moment, c'était tellement compliqué ce qu'il racontait, que plein de gens en ont eu marre, et on a commencé à se tirer que monsieur le maire a promis qu'il nous expliquerait. On est retourné à l'autocar, vachement contents que ça soit fini Nous avons regagné l'autocar en chantant les louanges de Nicolas 1er le Bien-Aimé. Quelle belle journée, que Dieu garde l'Empereur et sa Gracieuse Lala son épouse!

Merci à Nicolas pour son cours d'Html en direct de la Comète!

P-S. je n'ai rien lu aujourd'hui à l'exception d'un billet de Bruno Roger-Petit qui revient sur un aspect oublié de la personnalité d'Alain Duhamel…

dimanche 17 janvier 2010

Eltsine non, Schwarzenegger, non plus

J'aime bien dessiner des rébus qui ne soient pas trop décourageants pour les visiteurs intéressés. Cela d'autant plus qu'ils appartiennent à la catégorie la plus agréable à inventer au préalable. Il y a des noms qui sont plus durs que des os, sur lesquels on se casse les dents semaine après semaine.…

Tenez, prenons par exemple Arnold Aloïs Schwarzenegger, gouverneur de Californie. Arnold et Aloïs, ça peut encore aller, il y a de l'espoir, mais Schwarzenegger… Ni ma femme, qui trouve souvent de bonnes idées, ni moi, n'avons encore réussi à le découper en rondelles se prêtant à l'illustration. Donc, un rébus simple comme l'œuf de Colomb, c'est agréable pour moi aussi. Surtout lorsqu'il déchaîne l'enthousiasme de Dedalus en commentaire, ce qui me permet d'étoffer cette note sans efforts:

«Je sais ! Je sais ! JE SAIS !!!
Y a un type en chapka devant le Kremlin qui tranche un gros caillou.
Le type selon toute vraisemblance habite Moscou. En tout cas le gros caillou, qui n'a tout de même pas été importé jusque là. Bref c'est une pierre moscovite.
Mais il en manque un morceau, une tranche, deux morceaux sur lesquelles sont inscrites les lettres E et T, formant le mot "ET"»…

Rimbus a trouvé le premier, battant de peu en rapidité notre championne, Madame.b, suivie par Epamin'. Olympe a été contrainte de jouer par le truchement Twitter, ce qui ne l'a pas empêché de trouver. Puis Hermes est arrivé plus tard avec la bonne réponse, comme CC, et la Famille Castor, Dedalus, Éric Citoyen, et Philzone (sans profil). Onze gagnants ce dimanche, donc… Bravo à tous !


Rébus pour le dimanche


Comme d'habitude, trouvez dans ce rébus le prénom et le nom d'une personnalité politique —d'une quelconque région du monde et de n'importe quelle période historique… (cliquez sur l'image pour l'agrandir) Solution dans la soirée, la modération des commentaires est activée.



samedi 16 janvier 2010

Vive la Joconde!

«Hue ma poule!» dit Léonard en quittant Vinci sur sa jument Joconde. Bah! ce n'est pas avec une entrée en matière aussi nulle que j'irai au bout d'un billet politique. Un instant, je me suis demandé ce que donnerait certain exercice d'écriture dont Mtislav parlait l'autre jour, qui consistait, en gros, à écrire ce qui vous passe par la tête, sans réfléchir. C'est comme ça que j'ai failli me retrouver en selle à Vinci. Je me demande bien pourquoi? Sans doute parce que j'aime la toscane, le raffinement de ses paysages. J'ai dû voir depuis hier sur internet trop d'images d'Haïti démantibulée et aspirer à la douceur d'ailleurs moins brutaux.

Pourtant, l'exercice n'était pas si vain: Mtislav dans le sien, en arrive à se demander combien de personnes sont mortes depuis sa naissance. Une telle issue aurait fait mon affaire, puisqu'elle m'aurait permis de dériver sur le nombre de vieillards militants retirés à l'UMP. Il doit y en avoir beaucoup, et avec le rude hiver que nous connaissons, à la place de Xavier Bertrand, je me ferais du souci pour l'avenir. Imaginez que ce parti, l'UMP, a perdu l'an dernier 8,5% de ses adhérents, soit 22000 militants… Vous pensez qu'il s'agissait de déçus du Sarkozysme ayant rendu leur carte? Vous vous trompez, Frédéric Lefebvre a vendu la mêche: si l'UMP déplore en 2009 autant de pertes, cela «tient à la vie», c'est à dire que ces personnes sont mortes. Or, nous n'avons pas connu de séisme politique, autant de gens qui disparaissent aussi rapidement, cela ne peut s'expliquer que par le grand âge. L'UMP doit être un parti de vieux…

Ceci dit et pour revenir à mon entrée en matière, la Joconde —la vraie, pas la jument—, aurait très bien pu me conduire à évoquer Alain Duhamel. Vous ne voyez pas le rapport? C'est que ce type est un monument de notre paysage national. La Joconde est au Louvres, lui il est à la télé, c'est la principale différence. Sinon, depuis que je m'intéresse à la politique, ou presque, chaque fois que j'allumais une télé, il était dedans. Une longévité exceptionnelle. Au début, dans les années 70, il me faisait davantage penser à Tintin qu'à la Joconde, avec sa face de lune et son sourire de boy-scout. Maintenant je ne regarde plus la télé depuis longtemps, mais je l'ai vu sur internet aujourd'hui, eh bien, il est presque le même, avec un vieux sourire. Comment il a fait pour garder son épanouissure accrochée sous le nez, c'est une énigme —comme chez la Joconde qui, elle aussi, souriait déjà au Louvres du temps de Pompidou, de Giscard, de Marchais, l'air ambigu…

Figurez-vous qu'Alain Duhamel a l'air de sourire même quand il est hors de lui. Tout le monde ne sera pas d'accord, mais pour moi c'était encore le cas dans l'extrait dont je parlais, du Grand Journal de Canal +. Face à Vincent Peillon qui expliquait pourquoi il avait délibérément saboté l'émission que l'on sait, A. Duhamel était tellement ulcéré que l'on ait manqué de respect à son église, la télé, qu'il souriait à outrance. Le sourire devient alors un masque furieux, ce qui est très éprouvant pour les zigomatiques. Par voie de conséquence, les petits rubanés des portugaises s'en trouvent étirés, et le tympan se fripe, selon un phénomène bien connu des oto-rhinos. Bref, Alain Duhamel était trop sourd pour entendre l'argument de Vincent Peillon selon lequel 90% des Français se fichent du débat sur l'identité nationale. Il ne voulait parler que de la bonne soupe télévisuelle gâchée par ce goujat de Peillon.

J'arrive au bout de l'exercice d'écriture, du moins dans les limites que je me suis fixées, sans avoir réussi à trouver l'autre différence entre Alain Duhamel et la Joconde, pourtant je sens qu'elle existe. Tant pis.