Yann Savidan relève que l'actualité est vide et qu'il faut aller chercher dans les coins de quoi remplir son Il y a le rebondissement des démêlés familiaux de Mme Bettencourt, mais il ne m'intéresse guère tant que le présumé innocent Éric Woerth n'y fait pas sa réapparition. J'ai entendu à la radio une brève interview de Liliane Bettencourt s'indignant de l'intervention de sa fille dans ses affaires et j'imagine qu'il se sera trouvé pas mal d'auditeurs pour la comprendre. Moi pas, parce que ses propos ne prouvaient rien. Sans préjuger le moins du monde du cas de cette dame —dont j'ignore tout ce qui n'est pas dans les journaux—, je sais qu'un processus de démence sénile s'accompagne aisément de révolte envers les proches qui essaient de vous aider.
Il y aurait bien aussi l'amitié suspecte de Nicolas Sarkozy avec ce chef de la police new-yorkaise en charge de l'enquête contre DSK. Le Post titrait aujourd'hui sur les complotistes qui vont pouvoir s'en donner à cœur joie. C'est vrai que les onzeseptembriens de gauche, s'il y en a, tiennent là de quoi échafauder des merveilles. Pour ma part, je dois reconnaître sans ambages que suis volontiers comploteur à l'encontre de Sarkozy, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. J'ai de la sympathie pour tous les complots blogosphériques et au-delà, visant à le déconsidérer dans l'opinion publique. Ma bombe serait électorale, évidemment. De ce point de vue, les éventuelles élucubrations complotistes ne me gênent pas outre mesure.
Il ne faut jamais désespérer, voyez : de rien j'ai tout de même tiré 27 lignes.