Affichage des articles dont le libellé est bruits. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bruits. Afficher tous les articles

mercredi 8 juin 2011

Rien en 27 lignes

Yann Savidan relève que l'actualité est vide et qu'il faut aller chercher dans les coins de quoi remplir son bock blog. Au comptoir de la Comète, c'est la bière Scandale qui fait l'affaire —moins connue que La Mort Subite de nos amis belges, Scandale pourrait bien faire la renommée de la France à l'avenir. Pour ma part, je suis bien embêté ne sachant de quel filet insipide vous abreuver. 

Il y a le rebondissement des démêlés familiaux de Mme Bettencourt, mais il ne m'intéresse guère tant que le présumé innocent Éric Woerth n'y fait pas sa réapparition. J'ai entendu à la radio une brève interview de Liliane Bettencourt s'indignant de l'intervention de sa fille dans ses affaires et j'imagine qu'il se sera trouvé pas mal d'auditeurs pour la comprendre. Moi pas, parce que ses propos ne prouvaient rien. Sans préjuger le moins du monde du cas de cette dame —dont j'ignore tout ce qui n'est pas dans les journaux—, je sais qu'un processus de démence sénile s'accompagne aisément de révolte envers les proches qui essaient de vous aider.

Il y aurait bien aussi l'amitié suspecte de Nicolas Sarkozy avec ce chef de la police new-yorkaise en charge de l'enquête contre DSK. Le Post titrait aujourd'hui sur les complotistes qui vont pouvoir s'en donner à cœur joie. C'est vrai que les onzeseptembriens de gauche, s'il y en a, tiennent là de quoi échafauder des merveilles. Pour ma part, je dois reconnaître sans ambages que suis volontiers comploteur à l'encontre de Sarkozy, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. J'ai de la sympathie pour tous les complots blogosphériques et au-delà, visant à le déconsidérer dans l'opinion publique. Ma bombe serait électorale, évidemment.  De ce point de vue, les éventuelles élucubrations complotistes ne me gênent pas outre mesure.

Il ne faut jamais désespérer, voyez : de rien j'ai tout de même tiré 27 lignes.

vendredi 13 mai 2011

Quand je roulais en Rolls

J'avais dans le temps un ami Libanais qui habitait la région parisienne. Il possédait une Rolls noire d'un modèle ancien qu'il avait achetée pour satisfaire un vieux fantasme. C'était sa passion, tout son fric passait dans l'entretien du beau monstre. Un jour, il m'a fait faire un tour dans Paris. J'ai même téléphoné aux anges avec le téléphone factice qui décorait l'espace arrière où je me prélassais comme un schah.

J'aurais très bien pu la conduire, sa Rolls-Royce je ne sais quoi, cet ami n'était pas un pignouf : il ne me manquait que le permis. Oui, j'ai passé très tard le permis de conduire, pour sauver l'honneur de ma famille provinciale obligée de cacher aux voisins qu'à vingt ans passés, je n'avais pas encore ce diplôme essentiel entre tous. En tout cas, vous imaginez le ramdam dans la presse, si j'avais été candidat à la présidentielle. Ah ! j'allais oublier de préciser qu'en ces temps lointains j'avais la carte du parti communiste.

À la même époque, j'étais aussi le fier propriétaire d'un costume sur mesure. Mes grands-parents ouvriers, du fin fond de l'Aveyron, s'inquiétaient de me savoir parti à la conquête de Paris sans cette pièce indispensable dans la garde-robe d'un jeune homme d'avenir. Ils avaient donc écrit à un neveu marchand de drap à Montmartre, le priant de remédier à cette lacune et de leur envoyer la facture. Le neveu (et par conséquent mon petit-cousin), m'invita à choisir un tissu parmi les coupons de sa boutique, puis il me prit par le bras et m'emmena chez son tailleur, au coin de la rue. Je l'ai encore, ce costard, impeccable, de la belle ouvrage ! Comme j'ai pas mal maigri ces dernières années, il m'arrive même de le porter dans les grandes occasions, depuis que les costumes devenus inutiles ont disparu de ma penderie. Peut-être qu'on me l'enfilera pour le dernier tour de voiture noire.

Toutes choses égales d'ailleurs, un costume sur mesures pour un jeune coco qui aime parader en bagnole de luxe, avouez que c'était louche ! Que n'aurait pas écrit France Soir, le meilleur canard pour garnir le fond de poubelle quand le sac a craqué, si j'avais été candidat à la présidentielle contre Pompidou !

Bon, où voulais-je en venir ? Aux accusations contre DSK, pardi ! La droite et ses roquets essaient de rendre à la gauche la monnaie de sa pièce contre Sarkozy, dont on connaît les multiples écarts de moralité républicaine. L'ennui, c'est qu'il me semble légitime de montrer quelques faiblesses vis à vis de belles choses que l'on s'offre dans le cadre de la vie privée, sans porter préjudice au bien public.

Il en va autrement lorsqu'une fois parvenu au pouvoir, on accepte les largesses de gros industriels et financiers dont les activités dépendent en partie de l'état. De même il est particulièrement choquant de voir un président mener un train de nabab avec l'argent public. Nicolas Sarkozy est dans ce cas, ce qui change tout.

mardi 13 avril 2010

La rumeur, les étoiles, la vie!

Ces temps-ci, les cheminots ont beau faire, et la réforme des retraites pointer des oreilles de louve inquiétantes, la vie politique française tourne autour de la rumeur. Redisons-le: ce genre de coup d'œil sous les jupes de la république n'entre pas dans les mœurs de notre pays. Les Français s'en moquent, Dieu merci, et il a fallu que l'Élysée s'en mêle pour que cela prenne du corps.

On s'est aperçu avec étonnement que cette rumeur gravitant autour du pouvoir, qui aurait dû s'en éloigner doucettement avec de la patience, lui arrivait dans la figure. Une nouveauté, étonnante comme une récente constatation des astronomes qui étudient les exoplanètes…

Quelques unes des exoplanètes découvertes ces dernières années ne gravitent pas autour de leur étoile dans le sens habituel —le même que celui de l'étoile! Ces capricieuses tournent en effet en sens contraire, ce qui bouleverse pas mal d'idées reçues. Vous ne voyez pas le rapport avec la rumeur? Tant pis.

Donc, comme vous pourrez en prendre connaissance en des termes plus doctes que les miens sur de nombreux sites, dont Le Temps, ces planètes posent un problème. On croyait qu'elles s'étaient formées à partir du disque d'accrétion gravitant autour de l'étoile, sur le même axe, et pas du tout!

Ces planètes géantes auraient migré de plus loin, à travers leur système, changeant d'orbites, et, on peut le supposer, faisant le ménage parmi les autres planètes. Les plus petites de ces dernières n'auraient donc eu aucune chance de survie: pour elles, c'était soit l'éjection du système, soit la chute dans la gueule ouverte de leur étoile… Enfin, ce n'est pas très scientifique comme image, mais bon, en fait mon but était d'en revenir aux rumeurs…

Une rumeur sympathique pour une fois. Imaginez-vous qu'un blogueur scientifique s'apprête à convoler prochainement avec une blogueuse politique de ma blogosphère observable —celle que je fréquente, veux-je dire… Je ne sais pas s'ils vont encore graviter longtemps dans cette galaxie familière, mais comme j'ai pris plaisir à les lire pendant pas mal de temps, je tenais à leur souhaiter beaucoup de bonheur dans leur coin de ciel.

samedi 4 avril 2009

Val technicien de surface à France-Inter?

La nouvelle de la désignation de Val à la tête de France-inter, plus que probable en définitive, court ces jours-ci la blogosphère et étonne beaucoup de monde. À commencer sans doute par le principal intéressé, Val soi-même, qui se serait peut-être passé d'être découvert dans le lit de Nicolas Sarkozy avant l'heure…
Il faudrait être bien naïf pour s'en tenir à sa prétendue stupéfaction et croire qu'elle pourrait recouvrir autre chose que de l'agacement devant une information trop tôt ébruitée.
Au moment de l'affaire Siné, on a pu se demander ce que cherchait Philippe Val : combattre un prétendu antisémitisme, ou défendre M. Sarkozy fils —par gratitude supposée envers le soutien éminent apporté par le père dans le procès des caricatures de Mahomet. Ce devait être beaucoup plus compliqué que cela, mais à la fin, il en a résulté une situation où Philippe Val se retrouvait objectivement plus proche du camp de la famille régnante que des pourfendeurs de celle-ci. En tout cas, il y aura du moins gagné la naissance d'un courant de sympathie souterraine entre lui et le président. Assez vif pour que Nicolas Sarkozy puisse songer à l'élever dans un de ces coups d'échecs dont il a le secret.
Cette nomination n'est surprenante qu'à première vue. Philippe Val porte une étiquette de gauche, il n'est pas un homme de radio, considération qui avait dans le passé presque toujours guidé le choix des faiseurs de roi. Ce n'est pas sa chronique sur France-inter qui peut suffire à lui donner quelque légitimité à ce poste.
Oui, mais… M. Sarkozy sait —il nous l'a démontré—, semer le trouble dans le camp de la gauche par ses débauchages de personnalités peu regardantes sur la fidélité aux engagements. Propulser un ambitieux que le pouvoir doit faire saliver, directeur d'un journal satirique d'opposition de surcroît, est bien dans sa manière. Surtout si l'on considère que M. Val pourrait être chargé de la délicate mission de faire le ménage à l'antenne.
Qui, mieux que le directeur d'un canard réputé remuant et proche des jeunes, mais en réalité devenu «caricaturalement correct», ferait accepter un changement de ton vis à vis du pouvoir?
Qui, mieux qu'un moralisateur de gauche, le cul paré des plumes de la subversion libertaire, serait à même de virer un Didier Porte ou un Daniel Mermet?

mardi 24 juin 2008

Coupables d'être malades

Encore un mauvais coup contre la sécu. Passera, passera pas ? Le directeur des caisses d'assurance-maladie, confronté au creusement sans fin du déficit, propose de nouvelles mesures punitives contre tous ces malades qui ne savent pas se retenir : qu'ils prennent donc une mutuelle et laissent l'assurance-maladie aux bien-portants, pas coûteux, ceux-là ! Ce directeur propose donc : déremboursement de certains médicaments, révision de la liste des maladies de longue durée prises en charge à 100%… C'est sûr qu'on doit pouvoir trouver quelques maladies dont la gravité devient très relative, à bien observer cette liste du fond de l'abîme déficitaire. Des malades abusifs, comme il y a des chômeurs abusifs, à stigmatiser pour que tous ferment leur gueule… Au train ou nous allons, ce n'est qu'une question de quelques années et d'approfondissement du trou de la sécu, on expliquera un jour aux amputés des deux jambes que leur handicap est peu de chose, à côté de ceux qui n'ont ni jambes ni bras. On admettrait mieux toutes ces mesures injustes, les franchises, les déremboursements, etc., si les pouvoirs publics avaient auparavant restitué à l'assurance-maladie les sommes énormes dont elle a été délestée au fil des ans. Ainsi en est-il par exemple des exonérations de charges sociales accordées au patronat (selon certaines estimations dont j'ignore la fiabilité, cela avoisinerait 60 milliards, depuis 1993). Et s'il faut faire des économies sur les dépenses de "confort", pourquoi ne pas en finir auparavant avec le remboursement de l'homéopathie et des cures thermales ? La sécu doit-elle vraiment prendre en charge la médecine de la foi ?

mardi 13 mai 2008

Potins, encore.

Une rumeur déjà ancienne, issue de la majorité, continue à courir le village, au sujet de l'élection du maire en 2001. Afin de faciliter la compréhension des choses, je romps ici avec ma règle d'éviter de nommer les personnes en cause. Donc, selon cette rumeur, en 2001, M. Antona, notre ancien maire, aurait fait subir à son prédécesseur, M. Pellecuer, le même sort que celui dont il a été victime lors de la récente élection. On voit bien l'intérêt que peut trouver l'équipe actuellement aux commandes de la municipalité à faire courir ce bruit : de quoi nous plaignons-nous, puisque lors de ce précédent personne n'avait protesté. Cependant, les choses s'étaient alors déroulées d'une manière totalement différente.
Pour commencer, il n'y avait qu'une seule liste et quatre candidatures individuelles proposées au choix des électeurs. Ensuite, au lendemain du scrutin, tous les conseillers s'étaient mis d'accord, après discussion, sur la candidature de M. Antona. Enfin, ce dernier avait été élu à l'unanimité des conseillers —y compris donc, la voix de M. Pellecuer, le maire sortant…
On voit qu'il n'y avait rien de commun avec notre dernière campagne électorale opposant deux listes franchement antagonistes. Quelle que soit la manière de présenter les faits, ce qui s'est produit au lendemain du second tour clavésien s'appelle une trahison, et cela déconsidère les huit élus qui ont joué un rôle dans la farce.
Sur ce sujet, je vous rappelle que Mme Starck était déjà intervenue dans un commentaire à mon billet : Que font nos élus ?

mardi 29 avril 2008

Potins.

Il se colporte de bouche à oreille depuis peu que MM. Poncelet et Raffarin se verraient prochainement élevés, pour services rendus, à la dignité de Grands Administrateurs Honoraires dans l'Ordre du mérite Carrefour. En sus de la médaille, ils auraient ainsi droit à l'attribution à vie de 7,50€ mensuels sur leur carte de fidélité Carrefour. Je n'hésite pas à l'écrire : il s'agit là d'une basse rumeur, totalement infondée ! Si ça se trouve, MM. Poncelet et Raffarin n'ont jamais mis les pieds dans un hypermarché, ni même vu un caddie à provisions de leur vie.

lundi 14 avril 2008

Rectificatif.

Il semblerait que la fuite dont je me suis rendu complice ici, dans le message où j'évoquais la venue du dalaï-lama à Claviers, ait eu raison de ce projet. En effet, selon une nouvelle rumeur, la Chine serait intervenue la nuit dernière auprès du Maire Nouveau afin de lui signifier son extrême mécontentement. Devant la menace d'annulation d'une commande de cent litres d'huile d'olive aux oléiculteurs clavésiens, et après consultation d'urgence du troisième adjoint, le Maire Nouveau aurait annulé l'invitation à pique-niquer faite au dalaï-lama.
(source non soumise à l'éthylotest)

dimanche 13 avril 2008

Rumeur

Il se murmure dans la clientèle de la majorité municipale que le Maire Nouveau et son troisième adjoint préparent une opération séduction d'importance… Rien moins que d'inviter le dalaï-lama au village à l'occasion d'un grand pique-nique ! Le but recherché serait de provoquer un boom touristique dans le sillage de ce nouveau Gandhi, et de rendre inaudible la voix des râleurs sous le tintamarre des euros.
(information non vérifiée)