dimanche 7 juin 2009

Rébus d'un dimanche électoral

Ce rébus tombe donc un jour d'élection, où les médias bien élevés s'appliquent à titrer sans trop afficher de préférences partisanes. Les ultimes tentations de favoritisme, lorsqu'il y en a, se cachent dans les profondeurs d'un article, ou dans le choix de la personnalité sortant de l'isoloir sur la photo… En famille, on renonce à s'envoyer des noms d'oiseaux parce qu'elle veut voter Vert, tandis qu'il préfère le PS: l'heure est à l'apaisement. Tout au plus, comme moi, encourage-t-on sa mère par téléphone à prendre du repos, plutôt que d'aller se fatiguer en ville pour voter n'importe quoi…
Afin de respecter cette trêve des urnes, alors que je vais publier ce billet avant la clôture du scrutin, j'ai voulu m'abstenir de proposer à votre perspicacité le nom d'une figure politique Française. Si vous hésitez encore, sur le point d'aller accomplir votre devoir de citoyen, je ne voudrais pas que l'on puisse me reprocher de vous avoir insidieusement invité à voter Socialiste, comme moi.
Aussi, est-ce le nom d'un homme politique étranger, mort et enterré de surcroît, que je vous invite à trouver à l'aide de ces images.


















Gauche: avec l'accent du midi… Droite: avec l'accent d'ailleurs…

(Je présente mes excuses aux mânes de Man Ray, ainsi qu'à ses éventuels héritiers, pour mon médiocre détournement du visage de ce personnage)

PS. Ce rébus est dédié (sans arrière-pensée) aux amis M. Poireau et Mathieu, en guise de Bon Anniversaire!

samedi 6 juin 2009

Votez à gauche, abstenez-vous à droite!

Si vous êtes de gauche et si vous avez décidé de ne pas aller voter demain, parce que l'Europe ne ressemble pas à ce que vous aimeriez qu'elle soit… Dites-vous que vous laisserez ainsi les autres, ceux qui voteront, choisir à votre place la composition du parlement dans les prochaines années. Si vous vous abstenez, dites-vous que l'Europe n'aura alors vraiment aucune chance de se rapprocher un peu, si peu que ce soit, de ce vous auriez voulu qu'elle fût. Et ne vous plaignez plus.

Si vous êtes de droite, et toujours indécis quant à l'utilité pour vous de participer à un scrutin aussi rébarbatif, alors soyez rassuré… Nul ne remarquera l'absence de votre voix dans le score de l'UMP, du MoDem, ou de telle liste gardavoustiste susceptible de recueillir votre suffrage. Jouissez d'un dimanche parfaitement serein en toute bonne conscience. Personne ne vous le reprochera, moi le dernier.

Et puisqu'il est question de vote, je ne résiste pas à la tentation de vous proposer une visite à quelques photos de mon ami clavesien, Philippe Hermelin. Il s'agit d'un concours sans rapport avec les élections européennes.

PS. Nicolas s'est longuement et brillamment penché sur le classement Wikio, annoncé hier, Bah!? by CC aussi, Homer et d'autres sans doute que j'oublie, ou que j'aimerais oublier, comme Bibi qui dit du mal de moi…
Et M. Poireau a publié un bon billet sur l'ambition, que je vous recommande…

vendredi 5 juin 2009

Humeur rogue, en bref

J'avais l'intention de dire tout le mal que je pense de François Bayrou après son attaque d'une rare bassesse contre Daniel Cohn Bendit. Voilà un marathonien de l'élection présidentielle de 2007 qui débarque sans savoir que la course est finie. Il parade sur le stade des européennes, cherchant son second souffle, dans l'espoir qu'en continuant à courir il arrivera en tête la prochaine fois, en 2012… Mais bon, j'ai perdu l'envie de rire en essayant de remplir ma déclaration des revenus en ligne… Alors, c'est chez Ruminances et Les coulisses de Sarkofrance que j'invite mes lecteurs à goûter une rondelle de bayrou.
Pendant que j'y étais, j'aurais bien écrit aussi sur le peu d'estime que m'inspire Jean-Luc Bennahmias. Vous savez, c'est un type, actuellement député Vert, qui est devenu en réalité tête de liste du MoDem dans le sud-est… Les traitres, ce n'est pas nouveau, mais sous le règne de M. Sarkozy, ils prolifèrent. Il paraît que l'ambition est utile en politique comme ailleurs, c'est un peu comme le fumier qui fait pousser les meilleurs légumes en quelque sorte. Sauf que personnellement, je supporte mal l'ambition quand son odeur l'emporte sur le talent.
Il y a heureusement, et enfin, un appel de Ségolène Royal à voter dimanche, que je souhaite relayer pour terminer ce bout de billet sur une note moins morose…

PS. Rimbus se fait l'écho, après Birenbaum, d'une émission de la télé Suisse-Romande, révélatrice du regard que portent nos voisins sur la liberté de la presse sous Nicolas Sarkozy…

jeudi 4 juin 2009

La petite musique de France Inter

Ce matin, Nicolas Demorand, l'animateur du 7/10 de France Inter, recevait François Bayrou, dans le cadre de sa campagne subliminale à l'élection présidentielle de 2012. Comme M. Bayrou observait, avec juste raison, que jamais le pays, journalistes compris, n'aurait dû accepter la désignation par Nicolas Sarkozy des présidents de l'audiovisuel public, M. Demorand a réagi avec vivacité. On le dit parfois impertinent avec ses invités politiques de tous bords. Moi, je le trouve généralement moins incisif avec les gens du pouvoir —du moins les plus puissants. Ainsi donc ce matin a-t-il contré Bayrou sèchement, ce qui ne m'aurait nullement dérangé sur tout autre sujet que celui de la liberté des médias, puisque F. Bayrou n'est pas ma tasse de thé.
En gros, il ressortait de la riposte de N. Demorand que les nominations orchestrées par le président de la république n'avaient en rien affecté la liberté des journalistes de France Inter, pas plus qu'elles ne l'entameraient à l'avenir.
«La petite musique qui consiste à dire que nous sommes pieds et poings liés, est une petite musique que je conteste…», «Sur France Inter tout va bien […] et je peux vous rassurer, au présent et au futur, ça durera»…
C'est là que je trouve les propos de N. Demorand irritants, d'une courtisanerie à l'égard de sa hiérarchie mal dissimulée sous le ton frondeur adopté avec son invité.
Affirmer, comme ses propos le laissent entendre, que rien n'a changé à France Inter depuis l'arrivée de Jean-Luc Hees et Philippe Val, est une chose qu'il peut se permettre. Il sait de quoi il parle, et il n'a jamais montré jusqu'à ce jour de penchant à la langue de bois. Par contre, soutenir avec une certaine agressivité qu'il en sera de même dans les mois qui viennent, est une autre chose. Il n'en sait rien, et parle d'une politique d'antenne —celle de la nouvelle présidence et de sa direction—, qui n'existe pas encore. À moins qu'il faille considérer sa défense du service public sous tutelle élyséenne comme l'application d'une consigne venue de plus haut. Cette sortie, et de piteuses remarques de la part d'autres personnes présentes dans le studio, est dans la parfaite continuité de l'intervention de Jean-Luc Hees à l'antenne, il y a peu. Le moment serait-il venu de servir la soupe aux patrons?

enregistrement de l'émission ici (l'échange se situe entre 7:15 et 10:09)

source image

PS. Abadinte, Tim, et Nicolas nous donnent 7 raisons de voter Socialiste dimanche…
«Compartir mi opinión», un blog clandestin serait classé en tête du Wikio ibérique…
Ce qu'il nous reste est à voir dans une vidéo poignante: Le jour et la nuit…

Bizareries électorales à Claviers, Var

Dans l'enveloppe contenant le matériel de propagande électorale, que j'ai reçue avant-hier, copieusement fournie en documents présentant les listes de candidats aux européennes, il manquait la profession de foi du Parti Socialiste. Mon épouse est dans le même cas, nos voisins aussi.

S'agissant d'une élection où beaucoup de personnes n'ont pas d'opinion arrêtée et se décideront au dernier instant, l'absence de présentation de la liste socialiste peut jouer en défaveur de celle-ci.
Cinq oublis ne font pas une mauvaise intention, mais dix ou vingt peut-être…

Sommes-nous les seuls du village, voire du canton, à avoir reçu un envoi incomplet?

mercredi 3 juin 2009

Nicolas 1er et l'Œurope

Le Bien-Aimé Nicolas 1er, qui grandit chaque jour davantage dans l'amour du peuple Franchois, prolongeait un jour de printemps son câlin du matin avec la belle Lala, son épouse. Or, tandis qu'ils étaient à roucouler dans les délices soyeuses, quoique moites, du lit impérial, voici qu'on toqua nerveusement à la porte… Le souverain cria à l'importun qu'il se cassât, mais l'autre insista si bien qu'à la fin Nicolas 1er lui permit d'entrer. Le Bon Saint Henri se faufila prestement à l'intérieur de la chambre. «Qu'est-ce qui te prend de me la couper, Riton, t'es tombé du lit? —Votre Majesté, il est bientôt neuf heures, j'ai pensé… —Ouais, on sait: t'es payé pour penser», soupira le monarque en s'extrayant de la cuvette du matelas où il avait roulé, du côté de Sa Gracieuse Lala. Après quoi, il s'assit et reprit: «Neuf heures, tu dis? Merde! J'avais rancard à moins vingt avec le sapir* du bricolage, du commerce chaussant, et de la marche à pied… —C'est pour ça que je me suis permis de troubler votre juste repos, Sire. Le petit Hervouet part ce matin pour Bruxelles participer au Conseil de l'Amicale Œuropéenne. Il attend vos dernières consignes au sujet de la directive Croquenot… —Pour le moment, Riton, j'ai la tête dans le cul, pas dans mes pompes, alors rappelle-moi la situation? —Eh bien, voilà: nous voulons que les gouvernements Œuropéens acceptent notre proposition de directive Croquenot, qui interdira la libre circulation des chaussures entre les pays de l'Amicale. On peut dire que c'est dans la poche, à condition de leur renvoyer l'ascenseur. Votre majesté hésitait hier encore entre deux possibilités de cadeaux à leur faire. D'une part, il y a le projet Tatrazien d'harmonisation des maxima équilibratoires applicables à l'enfance laborieuse… —Ouais, ça parle de quoi, ce machin là, en Franchois? —D'abaisser le maximum du minimum d'âge auquel les enfants peuvent travailler. Actuellement, la plupart des pays, dont le vôtre, appliquent le minimum maximal de 16 ans. La Tatrazie souhaite que son maximum minimal de 9 ans et six mois soit adopté dans l'ensemble de l'Amicale par le biais d'une directive… Les syndicats tatrazes se bagarrent pour imposer chez eux les normes des autres pays, et cette directive permettrait à leur gouvernement de les faire taire définitivement. C'est pas nous, c'est l'Amicale Œuropéenne, qu'il dirait… Air connu! —Ouais, ça me plaît pas trop, cette affaire. Parce que, si les mômes bossent plus tôt, par ricochet, après ils voudront des droits qu'ils n'ont pas encore! Tiens, y a mon fils aîné qui voudrait que je le bombarde sapir… Il a pas l'âge minimum maximal, heureusement! Sinon, faudrait pas attendre trois ans avant qu'il me fasse un coup d'état et qu'il me fiche à la retraite! —D'autre part, Sire, nous avons le souhait des Vikings d'une directive autorisant la commercialisation de leurs fromages au lait de baleine thermisé. —Là, c'est mes croquants franchois qui vont casser la baraque, déjà que le prix du lait est en baisse… Ah la la! dur, dur de gouverner, moi je te le dis Riton! —Je compatis , Votre Majesté. —Bon, je préfère encore me débrouiller avec mon fils qu'avec les paysans. Dis à Hervouet qu'on échange la directive croquenot contre celle des Tatraze, allez… —C'est une sage décision, Sire, et qui fera du bien à votre économie: plus de productivité, moindre hausse salariale. Nicolas 1er eut un petit rire et se frappa le front. —Qu'est-ce qu'tu crois, Riton? Y en a quand même, là dedans!» On entendit alors pouffer l'impératrice Lala qui, durant cet entretien était demeurée silencieuse, le visage caché sous le drap. «Faire travailler les gamins de neuf ans! Ça va pas, non? Tu diras quoi à ton peuple pour justifier ça? dit-elle. —La ferme, ma poule! Je lui dirai… Je lui dirai quoi, au fait, Riton? —Que c'est encore un coup de la bureaucratie de l'Amicale, Sire. Ça marche toujours… —Tu vois, Lala, c'est pas plus compliqué que ça!» Lala ne répondit rien, et d'un saut de carpe lui tourna le dos. Le Bon Saint Henri se gratta la gorge et dit: «Il reste un petit problème, Sire… On me signale que Claus Gallère a encore passé la nuit, couché sous la porte cochère du palais. Vous savez, c'est ce gros savant qui espère devenir sapir de l'intelligence au prochain remaniement. Ça fait jaser en ville… Je lui dis de rentrer chez lui et de ne plus revenir? —Bah! pour venir dormir tous les soirs à ma porte depuis une semaine, il doit m'aimer beaucoup et avoir très envie d'être sapir… Fais-lui porter des croissants.»
sapir* ministre en Nicolée (autre nom du pays Franchois). Voir les épisodes précédents…

PS, sur les élections européennes, à lire : Le pavé, le carnet de Yann, Victoire au poing. D'un autre genre, qui n'a rien à voir avec les européennes: un billet d'une franchise brutale, à contre-courant, comme c'est souvent le cas chez Didier Goux…

mardi 2 juin 2009

Visiteurs de Mai, faites ce qu'il vous plaît !

Vive les statistiques qui me permettent de remettre à demain l'achèvement du billet en cours…
Voici les chiffres concernant la fréquentation du blog au mois de Mai, selon Google analytics:

4077 pages vues
2620 visites
1498 visiteurs uniques

Ce sont des chiffres en baisse par rapport au mois d'Avril.

Origine des visites:

direct 521
google 409
jegpol.blogspot.com 160
wikio 149
sarkofrance.blogspot.com 108
ruminances.unblog.fr 95
netvibes.com 65
betapolitique.fr 55
google.fr 53
twitter.com 53
macao-levilainpetitcanard.blogspot.com 45
le-gout-des-autres.blogspirit.com 40
sauce.over-blog.org 40
falconhill.blogspot.com 36
mtislav.blogspot.com 33
pensezbibi.com 29
quicoulol.blogspot.com 28
serge-servais.blogspot.com 27
sarkobasta.over-blog.com 25
jen-airienadireetalors.20minutes-blogs.fr 21
friendconnect 20
peuples.net 19
live 17
berenicecarpediem.blogspot.com 16
blogitexpress.com 16
olivier.porret.over-blog.com 16
lestroisgrobills.blogspot.com 14
yahoo 11

Merci à tous !