lundi 13 septembre 2010

N. Sarkozy perdra pour 5 raisons


On m'a proposé, comme à d'autres, de trouver les cinq raisons qui vont faire battre Nicolas Sarkozy en 2012. C'est un genre de politique-fiction qui ne me passionne pas beaucoup en général… Toutefois, comme j'aime bien les deux blogueurs qui m'ont tagué : Stef, à l'initiative de cette chaîne, et Elmone qui a trouvé mon rébus du dimanche, je vais faire un effort. Les lecteurs qui aiment les arguments d'airain sont cordialement invités à lire les billets des gens précités plutôt que ma contribution raccrochée à la fiction.

Première raison :
ma tante, 84 ans, n'aime plus Nicolas Sarkozy, je n'ai pas compris pourquoi, sauf qu'il sème trop de désordre. Si elle tient le coup jusqu'en 2012 —et plaise à Dieu que ce soit le cas—, elle devrait soit s'abstenir d'aller voter, soit le faire contre lui. Dans tous les cas de figure M. Sarkozy perdra sa voix…

Deuxième raison :
le changement climatique a commencé son œuvre ; déjà, le virus de la dengue a fait son apparition sur notre sol. On doit s'attendre à l'irruption prochaine des affections tropicales, et notamment de celle de la maladie du sommeil… En masse, les gens vont vouloir dormir plus pour se soigner mieux, deux choses radicalement incompatibles avec le sarkozysme.

Troisième raison :
la colère couve chez les archivistes, ulcérés que l'autocrate les mette à la porte de l'Hôtel de Rohan pour installer son petit Musée de l'histoire de France. Ils ne voteront pas pour lui, et dans les mois à venir, nous devrions assister à des fuites en série des documents classés «Secret défense» dans l'affaire du Karachigate…

Quatrième raison :
Bernard Tapi, obligé de l'occupant de l'Élysée, ne se présentera pas à la présidentielle pour subtiliser des voix au PS. En effet, il devrait racheter prochainement l'O. M., ce qui l'absorbera à plein temps. De même, nous devrions bientôt apprendre que François Bayrou se retire dans un monastère, renonçant à la vie politique. Dominique de Villepin, même suspendu de ses droits civiques par un tribunal d'exception, gardera un pouvoir de nuisance suffisant pour détourner les trois ou quatre dernières voix gaulliennes qui feront la différence dans un scrutin au suffrage universel.

Cinquième raison :
un nombre impressionnant de poupées vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy ont été vendues avec leurs épingles, à la suite de l'échec retentissant de celui-ci en justice. Or, les innombrables piqûres administrées à la poupée commencent à faire effet: le président a chopé la scoumoune. Rien ne va plus pour lui, et ce n'est qu'un début…

Ceci dit, je passe le relai à Isabelle, Marie, et Romain

dimanche 12 septembre 2010

13, mais c'est dimanche 12

Été
Peut être auriez-vous

Frire
Un dessin qui fasse moins

Rire
Une énigme pour

Ci
Mais c'est trop de

Pour toujours vous
Prendre

Les mots ci-dessus composent aussi un rébus, d'une autre forme… Je me demande si les gagnants d'aujourd'hui sauraient retrouver la phrase qui s'y cache ? Ce n'est pas plus compliqué, sans doute même plus facile, que ne l'était l'énigme de ce dimanche.

Boudu, Nefisa, Fidel Castor, Philzone, Mtislav, Lol, Epamin', Le-goût-des-autres, Madame.b, ont donné des réponses parfaites pour celle-ci, sans omettre de détailler la lecture qu'ils en faisaient.
Yann Savidan, Elmone, Hermes, ZapPow, ont aussi trouvé la solution, mais peut-être se sont-ils contentés d'essayer la clef à la première serrure qui leur venait en mémoire ? En tout cas, tous ont réussi, et je leur dis: bravo!

P-S: je vous recommande de faire un détour chez Rimbus qui publie une circulaire éloquente !

Le rébus du dimanche n°70


Saurez-vous identifier le personnage politique représenté par ce rébus ? Comme d'habitude, celui-ci peut appartenir à l'histoire de n'importe quelle époque et d'une quelconque région du monde…
Les commentaires seront modérés jusqu'aux environs de 20h30… Bonne chance !

samedi 11 septembre 2010

Raout à l'Élysée

D'après le Figaro, la France est indignée des leçons de Fidel Castro. En ce moment, on s'indigne beaucoup chez nous… Nicolas récemment craignait que les gens ne soient indignés du vote par le parlement européen d'une résolution contre l'attitude de notre pays à l'encontre des Roms. Je crois plutôt que le Français moyen, le modèle le plus répandu, se fiche des propos de Fidel autant que du vote réprobateur des eurodéputés. De la même façon qu'il se moque de la condamnation du pape —laquelle toutefois a ému le catholique moyen, puisque la cote de M. Sarkozy a chuté même parmi les pratiquants (47%, soit -14% en un an). Personnellement, je trouve le barbu le plus célèbre avant Ben Laden plutôt gonflé de parler d'une «espèce d'holocauste» au sujet des Roms, mais après tout, il collera peut-être des remords aux anciens staliniens passés au Front National? Et je me réjouis de la condamnation de grande ampleur d'une politique sarkozyste méprisable.

M'indignerait presque, par contre —mais indigner est bien excessif—, la bouffe cordiale qui a rassemblé autour de Nicolas Sarkozy, Jean Daniel, Deni Olivennes, et Jacques Julliard, à l'Élysée. Fidèle à lui même, Jean Daniel en rend compte dans son dernier éditorial, avec ce mélange d'autosatisfaction et de sévérité bien tempérée qui le caractérise à présent.

Pourquoi s'indignerait-on, penseront certains: la fine fleur du NouvelObs n'a tout de même pas cassé la croûte avec Pinochet! C'est exact, mais ce n'était pas non plus un gueuleton avec Doris Leuthard, présidente de la confédération Suisse —l'unique démocratie d'Europe. Ce qui me gêne dans cette façon de partager les harengs à l'huile de palme de l'Élysée, c'est qu'en feignant d'administrer après coup une leçon (encore une) de hautes vues à Nicolas Sarkozy, on saupoudre le papier de «Le président» respectueux, on le rehausse d'où il avait dégringolé dans chaque phrase, ou presque. C'est un rôle qui convient à une presse aux ordres, mais un journal d'opposition ne devrait-il pas rompre tout lien de complaisance avec l'homme qui avilit notre république depuis trois ans?

On a beau essayer de nous faire croire que Nicolas Sarkozy se ficherait d'être impopulaire, tout démontre le contraire. En invitant ces figures bien élevées de la presse de gauche, il poursuit son opération de toilettage, sa quête éperdue de respectabilité. La prochaine étape devrait-être un gros câlin avec le pape, non que cet escobar se soucie de l'amour du Saint-père, mais pour tenter évidemment de reconquérir les suffrages égarés des électeurs catholiques. Et qui sait? Obtenir qu'on ne brûle plus de cierges pour lui souhaiter une mauvaise santé?

vendredi 10 septembre 2010

Un toit pour nos ancêtres les Gaulois

Il se raconte que Nicolas Sarkozy a l'intention de révéler dimanche à quel endroit sera logé Son musée. Comme tout président de la Ve République, le besoin de laisser un souvenir durable de son passage sur la France, l'a préoccupé dès son élection. Après réflexion, le bébé qu'il laissera au pays s'appellera «Musée de l'Histoire de France», et son berceau pourrait être l'ancien Hôtel de Rohan, dans le Marais, où se trouvent les Archives nationales —à moins qu'il ne choisisse au dernier moment un autre lieu, juste pour embêter.

Pour compléter fructueusement sa réflexion, le visiteur est invité à lire un précédent billet en rapport avec le sujet: «Et Nicolas 1er fonda un musée»…

Source: Libération

jeudi 9 septembre 2010

À propos de rien

Au commencement il n'y avait rien, ce qui est déjà le début de quelque chose, car personne n'a jamais rapporté avoir observé moins que rien, quoique l'expression soit connue. Bien après, mais il est difficile de préciser comment le temps passe dans Rien, bien après vint l'ennui. Et l'emmerdement infini du Rien fit choir, de rien, la matière.

C'est ici que commence notre histoire, à quelques divergences près, comme celle des gens de foi qui ne croient pas au Rien, mais à l'existence d'un artisan tout puissant, installateur du ciel, de la terre, et de Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

Les cosmologistes aussi, ont leur marotte qu'ils appellent Big-Bang, lequel n'est en somme qu'un pet du Rien, un tant soit peu plus monstrueux que la moyenne. Laissons-les à leurs prières, à leurs équations, car l'essentiel est ailleurs: avant, quand il y avait une grève dans Rien, personne n'était là pour s'en apercevoir. Aujourd'hui, quand la France se mobilise, tout le monde s'en aperçoit, mais Nicolas Sarkozy ne voit rien. Bon, ça suffit

mercredi 8 septembre 2010

Rondelle de contradiction démocratique

Si j'ai bien compris ce qui se passe, mais je n'en suis pas sûr, tout le monde joue la partie de la réforme des retraites avec des arrières-pensées. Tout le monde, ce sont bien entendu les syndicats, l'opposition, le gouvernement, et le chef.
En revanche, les concernés de base, nous, ne savons pas grand-chose si ce n'est notre fort désir de ne pas nous faire plumer…

Nicolas Sarkozy a ordonné la réforme à marche forcée parce qu'il la jettera en pâture aux marchés financiers, comme un moyen commode de réduire les déficits en conservant l'approbation des agences de notation —vous savez, ces despotes internationaux qui vous coulent un pays d'un AAA transformé en BB+ ou pire… Il l'a ordonnée aussi parce qu'il est le chef d'une nation à mettre au pas, ce qui est paradoxal puisqu'il s'agit pour lui de nous faire marcher à l'américaine, c'est à dire chacun pour soi, comme on peut…

Les syndicats se disent qu'un type tel que Nicolas Sarkozy ne lâchera jamais sur l'essentiel: la retraite à 62 ans pour commencer, au lieu de 60. Ils espèrent simplement le faire reculer le plus possible sur certains points, avec l'espoir qu'ils pourront arracher des amendements significatifs. Ils ne croient pas vraiment au retrait de la réforme.

L'opposition, le PS en particulier, doit être peu ou prou sur la même ligne, avec apparemment le souci de ne pas casser la baraque. On reste plus proche de la guéguerre en dentelles que de la lutte à couteaux tirés, du genre : «Monsieur de Woerth, tirez le premier». Attaquer le ministre de front, proclamer au parlement qu'on ne peut discuter une réforme avec le ministre perdu de réputation d'un président déconsidéré, aurait signifié vouloir en finir avec un régime insupportable. Cela aurait engagé ceux qui espèrent chausser demain la Constitution telle quelle, encore chaude de M. Sarkozy, à nous promettre des lendemains démocratiques.

Pour éviter d'affronter avec la rudesse qui conviendrait l'ennemi du bien-public, on préfère prendre le pays à témoin plutôt que de porter des coups sérieux à l'adversaire de droite. Comme Benoît Hamon, invité au journal de France-Inter à commenter l'intransigeance de Sarkozy, on s'en tient à des: «c'est grave que dans ce pays, la démocratie sociale soit ainsi bafouée».
Quelle drôle d'idée que celle de saucissonner la démocratie ! On pourrait donc la détailler en plusieurs parties? Mais nous sommes goulus, cher monsieur, nous la voulons entière!

P-S: Au delà de Sakineh, qu'il faut sauver, Rimbus attire notre attention sur les exécutions de femmes en Chine… Chez Homer a quatre ans aujourd'hui, bon anniversaire ! Pendant ce temps Olivier vient de poster ses 4 premières lignes en deux mois…