Affichage des articles dont le libellé est Le village. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le village. Afficher tous les articles

vendredi 12 septembre 2008

Des nouvelles de Claviers

Le Cercle de la fraternité et le Groupement des oleïculteurs clavésiens ont organisé une collecte au bénéfice des sinistrés d'Haumont, victimes, je le rappelle, d'une tornade qui a dévasté une partie de la ville. Les dons recueillis à la boulangerie, à l'épicerie du village, et au cercle, s'élèvent à cent euros qui seront expédiés à la mairie d'Haumont. Bravo aux donateurs, aux commerçants, et à ces deux associations !

Le site de l'opposition, Claviers Ensemble est provisoirement inaccessible. Un dysfonctionnement qui devrait rentrer dans l'ordre dès le retour de la personne compétente…

dimanche 7 septembre 2008

Dans le Var, greniers dans la rue, Modem à la plage

Mon village a vidé ses greniers dans le vent, c'était la dernière manifestation de l'été. Village paisible, presque éteint, où désormais rien ne transparaît à première vue des divisions électorales du printemps. Elles sont toujours là, mais comme rentrées dans les cœurs, à la manière des eaux repliées sous les sols recuits par l'été. C'est un village pittoresque, et cependant incolore du point de vue politique, ce qui ne veut rien dire et beaucoup dire à la fois. Autrefois, ce fut un village remuant, insurgé même, à l'occasion —le souvenir de ses acteurs disparus se perpétue sans doute encore dans l'intimité des vieilles familles clavésiennes. Il a été rouge ce village, comme tant d'autres du midi, avant que la page ne se tourne. Je me souviens de mon étonnement ravi lorsque je découvris le Var, il y a une quarantaine d'années, devant le langage soigné et la culture politique de certains vignerons du littoral. La différence avec les braves paysans de ma jeunesse, frustes, obtus parfois, dont la parfaite connaissance du credo des apôtres n'avait pas suffi à délier la langue, la différence était saisissante. Il me semble y reconnaître l'effet d'une conscience politique éveillée de longue date, de l'ouverture au monde. En tout cas, le Var d'aujourd'hui est à droite, même si c'est oublier un peu vite quelques élus et bien des gens en lutte pour les idées de gauche. On vidait donc les greniers ce matin, je me demande si certains y conservent encore quelques épaves nostalgiques des temps de fierté, ou si tout a été mis dans la rue depuis belle lurette.


Pendant que les militants du PS rêvent d'unité et que les éléphants se trompent, François Beyrou avance ses pions tranquillement. Il propose déjà l'union de l'opposition en 2012 —l'union avec le PS, surtout… Que n'a-t-il accepté la main offerte de Ségolène Royal, à la dernière présidentielle ! Il est probable que M. Sarkosy ne serait pas aujourd'hui à l'Élysée. Seulement voilà, à l'époque M. Bayrou sortait battu de l'élection. Honorablement battu, mais défait tout de même. D'un ralliement à Ségolène il n'aurait pu espérer que l'octroi d'un grand ministère, voire du Premier, et cela ne l'intéressait pas. C'est la présidence de la république qu'il lui fallait. Depuis, il a fait front à toutes les avanies, les trahisons, vaillamment du reste, et attendu son heure. Les cafouillages de Nicolas Sarkosy et du PS aidant, chacun dans son rôle, son éclat médiatique s'est soudain accru, tel celui de ces étoiles appelées variables, qui s'accroît soudain, de loin en loin. Certains jours, on pourrait presque penser qu'il est le seul opposant au pouvoir de droite, tant sa voix semble mieux porter que celle de la gauche. Que peut espérer de mieux M. Beyrou, que la prolongation des bisbilles au PS ? Ce temps durant, il prend du poids, et 2012 venu, il croquera peut-être la gauche. Néanmoins, rien n'étant jamais joué en politique, c'est une information précieuse à retenir, que M. Beyrou serait prêt à une alliance, la prochaine fois que Ségolène Royal le devancera au premier tour d'une présidentielle.

Deux blogs pour le Modem :
Luc Mandret
MonPuteaux

mardi 5 août 2008

Hautmont : aider les sinistrés

Nous connaissons tous la nouvelle de cette tornade qui a ravagé une partie du village de Hautmont. Peut-être les anciens clavésiens se souviennent-ils encore de la mini-tornade qui avait frappé, notamment, le quartier du Devant-ville ? Imaginez que le phénomène se soit produit sur le village même…
Le Toupin, blog de l'une de nos voisines d'Ampus, propose aux ampusiens et ampusiennes d'organiser une collecte en faveur des sinistrés. Nous pourrions faire de même à Claviers, qu'en pensez-vous ?

Voir le blog Le Toupin

dimanche 29 juin 2008

Patrimoine clavésien

J'avais omis d'en parler : le patrimoine de Claviers vient de s'enrichir d'une fresque. Enfin, il s'agit plutôt d'une simple peinture murale décorative qui orne désormais l'extérieur du Cercle de la Fraternité. La scène représente une partie de pétanque : inspiration logique puisque le mur donne sur le terrain de boule. Il y a un spectateur dans lequel un œil autochtone peut reconnaître le doyen du village, des joueurs, des boules, et les fesses d'une jeune femme. J'aurais dû faire une photo, mais je n'ai pas osé —il y a peut-être des droits, et puis au Louvres, c'est interdit. Alors dans le doute…
J'inscris sur le livre d'or : c'est moche, mais ça se voit bien.

dimanche 22 juin 2008

On vit des temps irréels

Mes rêves de chèvre s'étant brisés sur l'éventualité (tout aussi hypothétique, il faut dire), d'un contrôle sourcilleux de la qualité de mes fromages par M. le maire nouveau, j'ai acheté en définitive une bougie neuve plutôt que de faire changer la membrane de mon carburateur. Le croiriez-vous ? Ma débroussailleuse a soudain retrouvé l'ardeur de son premier printemps. Elle démarre et redémarre sans se faire prier ! Bien entendu j'en suis resté perplexe… J'espère que ma brave machine vivra aussi longtemps que j'aurai les moyens de l'entretenir au Super 95, dont le prix se rapproche doucement, mais sûrement, de celui du champagne. Il y a des économistes qui envisagent un baril de pétrole à 300 $ un jour ou l'autre… 300 $ ! Vous imaginez ? On aura tous une carriole à mulet avant ça. Et pour le coup, on redécouvrira les charmes de la simplicité et de l'entraide —comme le G.O.C. en aura été précurseur.
Et puis tiens : les sombres perspectives du coût de l'énergie m'ont rappelé soudain l'une de ces astuces d'autrefois, redécouverte voici plus de 30 ans, avant que l'emballement de la société de consommation ne la renvoie aux oubliettes : le bélier hydraulique. Si vous utilisez une pompe pour remplir un réservoir important, pensez-y : cette invention de l'un des frères Montgolfier, au XVIIIe siècle, fonctionne sans essence, sans électricité, et semble à peu près increvable !

samedi 7 juin 2008

Aimer Claviers

Au fond, lorsque les uns et les autres clament leur amour pour Claviers, de quoi s'agit-il ? Aimer Claviers, c'est quoi ? La photogénie du village posé sur sa colline ? Le charme de ses maisons de pierre, de ses ruelles ? Ou bien, est-ce aimer les gens qui y vivent, les descendants de ceux qui ont modelé son apparence et ses paysages environnants, comme les autres venus d'ailleurs, et qui continuent aujourd'hui ce travail, sans même y penser souvent ? Ça ne signifie pas grand chose, en fait, parce que nous ne pouvons aimer tout le monde, nous avons nos atomes crochus… Aimer l'atmosphère du village quand tout va bien, plutôt. Celle qui marie à la fois le ciel lumineux, les murs, et la bonne entente des clavésiens —têtes de cochon et heureux tempéraments, mêlés au fil des jours, dans une succession d'occasions de se réjouir ensemble. Il reste que chacun, à Claviers, mène sa vie comme il l'entend ou comme il le peut, avec ses valeurs. On aime tous Claviers donc, mais est-ce que chaque clavésien aime tous les clavésiens ?