N'êtes-vous pas étonnés par le chassé-croisé de dictateurs dans l'actualité de ces derniers jours ? Moi, si. Il y a d'un côté Ben Ali qui s'enfuit de son pays, et de l'autre Bébé Doc Duvalier retournant dans le sien par surprise… Dans les deux cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que la Maison Sarkozy n'a pas brillé par son flair —il vaut mieux laisser la morale de côté.
Prenons l'exemple de Bébé Doc : en Haïti, et sans doute dans beaucoup de capitales, certains se demandent à quoi joue la France. L'Élysée a-t-il vraiment laissé partir Duvalier par simple incompétence, ou bien visait-il à semer un peu plus de désordre dans un malheureux pays au plus mauvais moment, et pourquoi ?
Quand un personnage de l'acabit de l'ancien dictateur haïtien réserve un billet d'avion, on ne peut douter que le gouvernement et la présidence en soient immédiatement informés. On nous dit que «la France» n'a pas l'habitude de contrôler les mouvements de ses citoyens ou des résidents étrangers… Voire ! Il faut bien admettre cette explication, à défaut de comprendre l'intérêt que la Maison Sarkozy pourrait trouver à lâcher une bombe de corruption sur un pays déjà dévasté.
Les médias haïtiens évoquent la possibilité que Jean-Claude Duvalier soit rentré pour rétablir ses finances en très mauvais état… Songez que les Suisses ont gelé les fonds qu'il détenait chez eux : peut-être a-t-il fini de vider ses poches chez nous, dans sa longue villégiature niçoise?
Et à propos de sous, de ceux des dictateurs en particulier, notons que Mme Lagarde prétend qu'il n'est pas possible de bloquer chez nous la fortune de la famille Ben Ali. Pendant ce temps, en Suisse, le Conseil fédéral vient justement de bloquer les fonds de Ben Ali et Laurent Gbagbo, avec effet immédiat…
P-S : j'ai obtenu le portefeuille des Institutions et d'un tas de trucs rigolos dans le gouvernement Wiko de Nicolas. Sans tarder, comme premières propositions, je vous recommande trois lectures : le Journal de Turquie chez Zoridae, Marre chez Dedalus, qui fait écho à Fachée de Christophe…
Prenons l'exemple de Bébé Doc : en Haïti, et sans doute dans beaucoup de capitales, certains se demandent à quoi joue la France. L'Élysée a-t-il vraiment laissé partir Duvalier par simple incompétence, ou bien visait-il à semer un peu plus de désordre dans un malheureux pays au plus mauvais moment, et pourquoi ?
Quand un personnage de l'acabit de l'ancien dictateur haïtien réserve un billet d'avion, on ne peut douter que le gouvernement et la présidence en soient immédiatement informés. On nous dit que «la France» n'a pas l'habitude de contrôler les mouvements de ses citoyens ou des résidents étrangers… Voire ! Il faut bien admettre cette explication, à défaut de comprendre l'intérêt que la Maison Sarkozy pourrait trouver à lâcher une bombe de corruption sur un pays déjà dévasté.
Les médias haïtiens évoquent la possibilité que Jean-Claude Duvalier soit rentré pour rétablir ses finances en très mauvais état… Songez que les Suisses ont gelé les fonds qu'il détenait chez eux : peut-être a-t-il fini de vider ses poches chez nous, dans sa longue villégiature niçoise?
Et à propos de sous, de ceux des dictateurs en particulier, notons que Mme Lagarde prétend qu'il n'est pas possible de bloquer chez nous la fortune de la famille Ben Ali. Pendant ce temps, en Suisse, le Conseil fédéral vient justement de bloquer les fonds de Ben Ali et Laurent Gbagbo, avec effet immédiat…
P-S : j'ai obtenu le portefeuille des Institutions et d'un tas de trucs rigolos dans le gouvernement Wiko de Nicolas. Sans tarder, comme premières propositions, je vous recommande trois lectures : le Journal de Turquie chez Zoridae, Marre chez Dedalus, qui fait écho à Fachée de Christophe…