jeudi 30 juin 2011

Zac Efron candidat

Les journalistes otages en Afghanistan sont libérés, c'est bien.
Sarkozy ne les a pas reçus encore à l'Elysée avec leurs enfants, sur fond de drapeaux comme la madone des otages, Ingrid Betancourt. C'est mal.
Un quidam a attrapé brutalement le président de la république par le col de sa veste, c'est mal.
Harlem Désir va garder les clefs du PS pendant les primaires, est-ce qu'il a un beau port-clef avec une rose gravée dessus comme le mien ?
Papandréou raconte que la Grèce a "remporté une difficile bataille". Il est encore vivant ainsi que les parlementaires, c'est gentil.
Eva Joly est en tête de la primaire des écolos, c'est bieau (mais je l'aime bien Eva).
L'Assemblée  Nationale a levé l'immunité parlementaire de Georges Tron. Un parlementaire sans immunité est tout nu : sera-t-il poursuivi pour attentat à la pudeur ?
Pascal Lamy fustige la démondialisation et l'accuse d'être un concept réactionnaire. C'est selon…
Le gouvernement a été remanié. Comment ? Vous le saviez déjà ? Je m'en fiche, je faisais juste un petit tour dans l'actualité telle que je l'ai aperçue par ci par . Je vous laisse.

P-S: le buste du titre a été plagié chez Pna, le sexe est de moi.

mardi 28 juin 2011

Voilà donc Martine Aubry bel et bien candidate. Ceux qui doutaient qu'elle aille jusqu'au bout doivent réviser leur opinion sur sa pugnacité. Sa déclaration aux Français est en harmonie avec ce que peut espérer le peuple de gauche —au sens large. «On ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché.» L'essentiel me semble exprimé là, même si le reste était évidemment à la hauteur d'une annonce de candidature. Ceci dit, j'ai préféré lire sa déclaration que l'entendre, et formé des vœux pour que sa conviction passe la rampe, le jour où il lui faudra peut-être affronter un bateleur comme Sarkozy.
De ce dernier, on nous a abondamment servi aussi les rinçures de la conférence presse d'hier, et le numéro de fausse complicité auquel il s'est livré avec François Fillon aujourd'hui. À l'entendre c'est lui qui nous aurait sauvé de la plus grande crise depuis la disparition des dinosaures, lesquels s'en seraient sans doute tirés s'ils avaient eu un tyrannosaure de sa trempe à leur tête.
Retenons néanmoins que le reste de protection sociale qu'il n'a pas encore eu le loisir de détruire, est la principale raison du moindre impact humain de la crise chez nous, par rapport à d'autres pays.
Retenons qu'un président compétent aurait dû voir venir la tempête financière annoncée avant son élection par des économistes.
Retenons que cet homme qui se vante de vouloir «répondre aux problèmes des Français, quelle que soit la date et quelle que soit la difficulté», n'a pas hésité à appauvrir le pays dès son arrivée par son paquet-fiscal-cadeau aux classes les plus fortunées. Ce qui a laissé le pays exsangue après le passage du plus fort de la crise.
Retenons que sous son règne d'autocrate notre société est devenue plus inégalitaire, avec l'apparition rampante d'un double système de santé et… Stop ! Je m'en fous. Bonsoir.

dimanche 26 juin 2011

Un peu de logique et tout s'éclaire, même un rébus

 
«[…] il y eut grande tempête sur la mer, au point que le vaisseau menaçait de se briser. Les matelots prirent peur; ils crièrent chacun vers son dieu, et, pour s'alléger, jetèrent à la mer la cargaison. […] Et, s'emparant de Jonas, ils le jetèrent à la mer, et la mer apaisa sa fureur. Les homme furent saisis d'une grande crainte de Yahvé; ils offrirent un sacrifice à Yahvé et firent des vœux. Yahvé fit qu'il y eut un grand poisson pour engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits. Des entrailles du poisson, il pria Yahvé, son Dieu. Il dit :
De la détresse où j'étais, j'ai crié vers Yahvé,  
et il m'a répondu;
des entrailles du shéol, j'ai crié,
tu as entendu ma voix.
Toutes tes vagues et tes lames
ont passé sur moi.
Et moi je disais: Je suis rejeté
de devant tes yeux.
Comment contemplerai-je encore
ton saint Temple ?
Les eaux m'avaient environné jusqu'à la gorge,
l'abîme me cernait.
L'algue était enroulée autour de ma tête
à la racine des montagnes. […]
Yahvé parla au poisson, qui vomit Jonas sur le rivage.» 
 ( La Bible - Livre de Jonas)

Les visiteurs de peu de foi qui doutaient de la possibilité de loger deux prénoms dans un poisson seront édifiés, j'espère. Si Dieu a pu garder un homme vivant dans un grand poisson malgré l'inconfort dont se plaint celui-ci, pourquoi un fragment d'état civil, insensible par nature aux odeurs de vidures, ne tiendrait-il pas à l'intérieur d'un thon ?

Si vous cherchiez encore, je suppose que la solution du rébus de ce dimanche illumine à présent vos esprits. Il était à vrai dire très facile : même Gildan a pu en venir à bout —au terme d'une journée d'intense réflexion, il est vrai—, c'est vous dire ! Ne soyez donc pas étonnés de retrouver son pseudonyme dans la cohorte des gagnants :

Rébus du dimanche n°109



La règle du jeu est toujours la même : vous avez jusqu'à ce soir aux environs de 20h30, pour trouver dans ce rébus le nom et les prénoms d'une personnalité politique. Elle peut être vivante ou morte et enterrée depuis belle lurette et appartenir à n'importe quel pays.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir…

samedi 25 juin 2011

Ne pas confondre escherichia gauchi et escherichia droiti

Vous avez remarqué ? L'infection au colibacille se répand dans tous les médias. Le niveau de gravité n'atteint pas encore celui du virus H1N1 avant-hier, mais cela ne saurait tarder. À entendre ou à lire les journalistes, Escherichia coli (à la radio, les plus flemmards parlent d'écoli, comme une formule économique de coli-diarrhée postal), Escherichia coli serait la nouvelle ennemie tombée du ciel sur notre malheureuse humanité. 

La dernière attaque de la bête est survenue dans le fief de Noël Mamère, vous vous rendez compte ? Même les écolos ne sont pas épargnés par un genre d'intoxication dont M. Mamère en personne dit qu'il «est lié à des systèmes de production agricole et à des modes industrialisés de transformation agroalimentaire» !

Ce qui m'étonne le plus dans ces histoires de coliques fatales, c'est que l'on nous rappelle fort peu qu'Escherichia coli appartient au cheptel intime de chacun d'entre nous depuis la naissance. Certes, il y a Escherichia et Escherichia, comme le bon moutonnier sait distinguer la berrichonne de la mérinos, mais en gros et même en très gros (1011 à 1012 bestioles selon la faculté) nous déambulons constamment avec notre troupeau domestique. 

Lorsqu'on y songe, c'est fascinant… Tenez, la prochaine fois que vous verrez Nicolas Sarkozy s'exprimer à la télévision dans le cadre quotidien de sa pré-campagne électorale, représentez-vous les 1011 à 1012 colibacilles qui se font la courte échelle pour essayer de nous séduire. Rien que des Escherichia droiti. On se dit qu'il faudra penser à se laver les mains avant de voter, non ?

jeudi 23 juin 2011

Le monde est écœurant

Je marchais ce matin dans la rue plein de colère. J'allais récupérer ma voiture au garage du concessionnaire Opel, dans la zone industrielle, après une panne. La seconde en quatre jours, mais ces pannes ne sont que détails qui nourrissent ma lassitude, non la raison de ma colère. C'est que je mesurais à quel point la vie d'aujourd'hui est devenue laide.

Il y aurait mille raisons graves de faire pareil constat, les miennes étaient égoïstement frivoles et par conséquent essentielles. La ville saccageait la musique que j'écoutais en marchant. J'avais les écouteurs d'un iPod aux oreilles depuis presque une heure et flottais ailleurs, porté par la voix d'Aafje Heynis interprétant des cantates de Bach. À peine sorti du petit bus qui m'avait emmené de mon coin de campagne à la ville, la fragile beauté de sa voix fut déchirée par le tapage urbain. 

D'habitude, je n'écoute pas de musique en ville, sauf replié dans l'abri de la voiture, et si je suis dans la rue la circulation ne me gêne pas. Le fond sonore, les émanations des moteurs, appartiennent à la chair urbaine ; la ville bruit et pue, donc elle est vivante, tout va bien. Vous me direz qu'il faut être con pour écouter des cantates dans la circulation. Si l'on tient à écouter quelque chose, on se fourre plutôt dans les oreilles la Fanfare de la Garde Républicaine, ou les Chœurs de l'Armée Rouge. Remarque judicieuse, mais outre que ce répertoire ne figure pas dans mon iPod, je ne tenais pas à  écouter quoi que ce soit en ville. 

D'instinct, je voulais seulement rester où j'étais, étirer le temps d'être ailleurs. Raser les murs, emprunter chaque fois que possible une rue de traverse… Rien à faire, le roulement des monstrueux pneus de camions, le grondement des 4x4 et des bagnoles ordinaires, même les petites morveuses telles que la mienne, ravageaient tout. Et je pressais le pas au lieu de couper le son, stupide, comme s'il me suffisait de prendre la poudre d'escampette devant le moche. Il faisait déjà beau et chaud, le ciel bleu avait des traînées merdeuses de toilettes publiques, les platanes semblaient des souillons épongeant de leurs feuillages neufs la poussière et les gaz d'échappement. Le monde est écœurant.

P-S: trouver des correspondances politiques avec ce billet me demanderait peut-être trop de temps… Je vous recommande donc ces lectures de blogs, faites ce matin :

Tambour major : Quand se lève le voile de l'incertitude
M. Poireau : Le bordel belge
Variae : Copé collé
Ruminances : Anéantisseur Gattaca, en vente partout
Fut-il ou versa t'il… À quatre pattes
PMA : Une erreur de l'UMP pour favoriser la victoire à la présidentielle?

mercredi 22 juin 2011

L'UMP contre la démocratie

L'UMP a peur des primaires socialistes, l'UMP a peur de la démocratie. Que les tentatives de sabotage du parti de Sarkozy échouent, et vous imaginez l'allure qu'ils auront, ces godillots marchant au scrutin sous les ordres du président candidat auto-désigné ? Tout est bon aux Coppé, Guéant, et autres Juppé pour essayer d'empêcher les français sympathisants du PS de choisir librement leur champion. 

La peur de l'exemple : à ma gauche un homme ou une femme portant réellement les espérances des citoyens qui l'auront préféré(e) à plusieurs autres, à ma droite un bout d'autocrate dont personne n'aurait voulu dans sa propre famille politique, s'il n'avait le pouvoir de s'imposer.  D'un côté la naissance de nouvelles pratiques, proches des gens, de l'autre la continuité des mœurs claniques, la sclérose d'une autorité détestable. 

Alors l'UMP sort les arguments les plus bas : on va ficher les sympathisants, repérer les opposants en recoupant les listes d'émargement. C'est faux, le PS a pris des mesures strictes, des engagements clairs. Il fallait que ce soit dans notre vieille France, croupissoir de la démocratie confisquée, qu'un parti veuille empêcher les citoyens de faire de la politique autrement. Aux États Unis, les primaires sont la règle dans tous les partis depuis fort longtemps… Qui a jamais entendu les Républicains accuser les Démocrates de ficher les électeurs, ou l'inverse ?

Comme les accusations mensongères pourraient être insuffisantes à décourager du vote des Français lassés de souffrir de sarkozychia coli, le pouvoir multiplie les obstacles à l'organisation des primaires. Des préfets, des maires (comme Juppé, maire de Bordeaux) refusent de communiquer les listes électorales ou de prêter des salles publiques au PS…

Pour tout savoir sur l'organisation des primaires consultez les pages du site suivant :
Les primaires citoyennes, c'est vous qui décidez !
La carte des villes et régions qui bloquent…