samedi 11 juillet 2009

Au pays du secret sans défense

Je me demandais si cela valait bien la peine de faire encore un billet aujourd'hui, au risque d'ajouter la goutte de trop au raz-le-bol qui monte chez moi à propos des blogs —mon blog, ton blog, son blog, vos blogs, nos blogs, les blogs.
Et puis, j'ai pensé à cette étonnante affaire qui se déroule en Démocratie, très loin de chez nous par conséquent, mais cependant tout près par la géographie. Je ne résiste pas à l'envie d'en parler un peu, comme un sourire, ou un pied de nez aux certitudes franchouillardes de la blogosphère.
Nos amis suisses, car c'est chez eux que cela se passe, désignent l'affaire par le nom de ses trois protagonistes: Tinner. Il s'agit de trois ingénieurs de la même famille, le père et ses fils, poursuivis et incarcérés pour avoir livré du matériel nucléaire à la Libye. Le cas de ces trois personnes se complique du fait qu'ils ont par ailleurs reçu un million de dollars de la CIA, en échange de renseignements sur l'état d'avancement des projets d'arme nucléaire de la Libye et de l'Iran…
Comme il faut toujours s'y attendre dans un sac de nœuds international de ce genre, l'exécutif, ou Conseil Fédéral, s'est dépêché de passer tous les documents sensibles au broyeur. En effet, outre d'éventuelles informations sur l'armement atomique, la partie la plus explosive de ces documents concernait en fait les relations entre les Tinner et la CIA.
Des noms d'agents de la fameuse centrale de renseignements risquaient d'être divulgués lors du procès à venir et pouvaient devenir une source de conflit avec les États Unis.
Là-dessus, surprise: des copies de tous les documents ont réapparu dans les archives du Ministère public de la Confédération, ce dont a eu vent le second pouvoir Helvétique, la justice. Depuis lors, se déroule entre eux une partie d'échecs visant à décider qui l'emportera du Conseil ou de la Justice. Le Conseil proclame régulièrement sa décision de détruire les pièces sulfureuses, et les a fait mettre sous clef en lieu sûr, dans cette intention. La justice, requérant l'aide et l'assistance de la police cantonale bernoise, vient pourtant de jouer un coup fumant en perquisitionnant dans les locaux de la police fédérale. Dans cette opération, les juges ont saisi en effet un coffre contenant… la clef du local où sont entreposés les documents en litige. Il faudra maintenant une décision du Tribunal pénal Fédéral pour décider de la suite.
Étonnant, ce conflit ouvert entre exécutif et judiciaire, qui se déroule sous le regard attentif du troisième pouvoir, le Parlement!
Imaginez un instant, seulement un instant, que cela soit arrivé chez nous… Le «secret défense» serait tombé dessus, comme une chape de plomb. Circulez, messieurs les juges, il n'y a plus rien à voir! Il est vrai qu'il faut comparer ce qui est comparable: la France n'est pas une démocratie. Quiconque prétend le contraire, ment.

P-S. Pour en savoir davantage sur l'affaire Tinner, lire:
Le Temps, un article
Le Temps, éditorial
La Tribune de Genève

Les Tinner ont reçu un million de dollars de la CIA


P-S. j'en parlais déjà hier à ceux qui savent lire, aujourd'hui les images des regards "obliques" de MM Obama et Sarkozy sont disponibles un peu partout, notamment chez Ruminances.

vendredi 10 juillet 2009

Lala à l'Aquila, le blog 2

Ah! mes amis, je suis épuisée! J'arrive tout juste du centre-ville de l'Aquila, où notre groupe des premières dames avait une visite organisée. Pendant que nos hommes travaillaient dur au sommet, on nous a montré les conséquences du tremblement de terre. Comment vous décrire mon émotion? Les mots me manquent, il n'y en a qu'un qui me vienne à l'esprit: sublime. Pour celles d'entre vous qui connaissent un peu Rome, imaginez les ruines antiques du Forum romanum… Vous voyez? Eh bien, à l'Aquila, c'est un peu comme ça, mais en tout neuf! Des murs écroulés, des tas de pierres, des poutres… On voit que ce n'est pas encore tout à fait fini, il y a des grues et des échafaudages un peu partout. C'est dommage pour l'effet antique, mais le temps leur a sans doute manqué pour terminer avant le sommet. Et ce qui est extraordinaire, c'est que là, il y a des vrais gens qui animent le site, à la différence du Forum où l'on ne voit que des touristes. Sylvio les a fait tenir à l'écart pendant notre visite, pour les empêcher de nous assaillir de demandes d'autographes, mais on les voyait de loin, chaleureux et modestes comme savent l'être si bien les Italiens. Il y avait par exemple un petit groupe de femmes follement pittoresque, avec une banderole qui les présentait: «The last ladies». Trop chou, vraiment!
À part ça, la politique devient de plus en plus compliquée ici. Ainsi, je dois vous avouer que hier, je me suis trompée dans les G… J'avais oublié le G1, qui est formé par l'Egypte à elle toute seule… Et il y a aussi des petits g (comme garnements, hihi!) en nombre indéterminé. Parmi ces derniers, il y a le maréchal Mouammar Kadhafi. Quand on nous a dit qu'il était arrivé, avec Sarah nous avons craint de devoir partager l'autocar d'excursion avec tout un harem de premières dames… Bon, je ne voudrais pas créer un incident diplomatique en tenant des propos déplacés, alors j'arrête là-dessus.
À propos d'incident diplomatique, il faut que je vous dise que cette pimbêche de Carla choque tout le monde ici. Déjà, le premier soir, elle n'est pas venue au cocktail du Saint-Père, et depuis, elle fait bande à part. C'est bien simple: le journal de Sylvio l'accuse de goujaterie et la traite de snob! Et quand «Il Giornale» écrit ça, on peut dire que c'est Sylvio lui-même qui l'a écrit…
Entre parenthèses, elle ferait mieux de surveiller son Sarkozy de mari, la Carla, parce que entre nous, en ce moment il constitue, avec mister Obama, le principal sujet de conversation … Je sens que vous brûlez de curiosité! Allez, je vous dis tout, mais ne le répétez pas. Nicolas Sarkozy et Barak Obama ont été surpris en train de loucher sur les fesses d'une Brésilienne! Oui, oui! Un photographe a même saisi leurs regards…
Voilà, je crois que ça sera tout comme nouvelles pour aujourd'hui, sinon qu'il est question d'organiser plutôt la prochaine fois un G14, mais je ne sais pas encore s'il aura lieu après le G20 de septembre, ou avant…

P-S. À lire sur Lait d'Beu, un billet fouillé sur le travail du dimanche, et un rappel: le blog de Rébus a changé d'adresse, la nouvelle est ici

jeudi 9 juillet 2009

Lala impératrice, le blog

L'exemple de Mme Sarah Brown, qui vient d'ouvrir un blog où elle narre ses aventures en marge du G8, a fait des émules, puisque hier, mercredi, nous apprenions par un communiqué du palais Franchois que Sa Gracieuse Impératrice Lala venait d'ouvrir le sien. Devant l'intérêt de cet évènement, nous nous permettons de reproduire ici son billet du jour.


«Coucou, Franchoises et Franchois, ça y est, je suis à Rome! Comme promis, je ne vous oublie pas, bien que je sois en plein voyage officiel avec mon petit Nicou, si grand dans mon cœur. Enfin, je triche un peu, car en réalité nous ne sommes pas réellement ensemble: Nicou the first a filé tout de suite à l'Aquila, rejoindre sa copine Angela et ses copains, les Brown, Obama, Medvedev, Sarkozy…, la bande habituelle, quoi! Moi, je suis restée avec les autres dames de ces messieurs. Il devait y avoir aussi avec nous le monsieur de la dame, M. Merkel je veux dire, mais il n'était pas présent quand le chef du protocole a fait l'appel… Ce n'était pas le seul d'ailleurs: Svetlana est restée à Moscou, cette bêcheuse!
Cela m'amène tout naturellement à vous parler un peu de politique, moi aussi. Comme je le disais à Sarah, hier, au cocktail du Vatican (le Saint Père est merveilleux, tellement raffiné et cultivé que l'on se sent bien peu de chose devant lui. Le croiriez-vous? Il m'a dit «bonjour» et puis «au revoir» en Franchois!), comme je le disais à Sarah…
Heu, excusez moi, j'ai dû me relire, j'étais égarée… Donc, avec Sarah, nous sommes tombées d'accord que le G8 est bizarre, cette année. Déjà, c'était plutôt un G9, parce qu'ils ont invité Sarkozy qui est jaloux comme un pou de notre Nicolas 1er. Et là-dessus, tenez-vous bien: aujourd'hui, la bande du G5 vient de débarquer! Oui, ces messieurs dames du Brésil, de Chine, d'Inde, du Mexique, et d'Afrique du Sud. Sauf qu'en réalité, le G5 c'est un G4, mes amis! Figurez-vous que l'empereur de Chine, ce pauvre Hu Jintao, a été obligé de repartir en catastrophe, parce que ça chauffe en province, chez lui. Il paraît que des provocateurs Thibétains ont semé la pagaïe chez des musulmans Yaourts… Quoi qu'il en soit, le G8 est devenu un G12, mine de rien. Les plus avisés d'entre-vous, chers lecteurs, chères lectrices, auront sans doute relevé la légère erreur de calcul que je viens de commettre, car nous en étions à G9. Certes, mais en vérité, il s'agit d'une erreur diplomatique, que l'on me pardonnera, je pense. En effet, si nous considérons ce G8 porté abusivement à G9 afin de satisfaire un caprice de M. Sarkozy, nous obtenons G9 + G4= G13. Ce qui serait proprement impensable: jamais on n'a vu de réunion internationale organisée sous les auspices d'un nombre aussi funeste! Comme vous le voyez, la politique est un art difficile, dangereux, et nous ne volons pas les misérables avantages qui découlent de nos responsabilités.
Pour en terminer avec mes réflexions politiques, il me reste à vous faire part d'un constat implacable qu'il m'a été donné de faire, pas plus tard qu'aujourd'hui… À Rome, le jeudi, tous les magasins sont ouverts. Même au Vatican, où ce n'est plus vraiment en Italie, c'est ouvert! Alors, quand je pense que chez nous, beaucoup trop de Franchois sont opposés au travail du dimanche, j'ai presque honte d'être impératrice de ces gens là. Il n'en faudrait pas beaucoup pour que nous soyons les derniers de la classe, comme nos voisins Français. Là-bas, c'est encore pire, même leur président l'a dit: le dimanche ils sont le seul pays où, à Paris, c’est fermé.
Ce qui nous sauve, c'est que nous n'avons pas de Paris chez nous, sans quoi…
Il serait temps que nous réfléchissions tous à cette évidence: le dimanche n'est rien de plus qu'un jeudi baptisé autrement. On pourrait l'appeler mardi ou vendredi, personne ne verrait la différence, et l'air que l'on respire le dimanche a déjà servi toute la semaine, il n'a rien de spécial. Pourquoi faudrait-il qu'il soit chômé?
Je vous quitte sur ce sujet de méditation, appelée par mes devoirs, mais je vous dis: à bientôt!»

mardi 7 juillet 2009

Nicola 1er se met à la philatélie

Dimanche dernier, le bon Saint Henri avait mis à profit le repos dominical pour mettre sens dessus-dessous le petit appartement qu'il occupe à la cour. Le dimanche, il faut le dire, est un jour tranquille au palais, car Nicolas le Bien Aimé tient à ce qu'on le laisse en paix. Or donc, son fidèle conseiller vidait ses placards, secouait les livres de sa bibliothèque, fouinait en somme de tous côtés, aidé de Blandine, sa sous-conseillère favorite. À un moment, le bon Saint Henri avisa celle-ci en train de chercher sous le lit à quatre pattes. Il secoua la tête avec un sourire indulgent, car elle était rondement ensellée, la bride parme d'un string rehaussant discrètement la perfection des fesses.
«Ça m'étonnerait que tu trouves quoi que ce soit par là! Je suis bordélique, mais quand même…
— Et ça, c'est quoi?» dit-elle en brandissant triomphalement une chaussette rouge pleine de moutons.
« C'est une relique… Elle fait partie d'une paire qui m'a été offerte par Balladur à mon dernier voyage en France.
— Leur ancien premier sapir?
— Oui… Elle me manquait, merci de l'avoir retrouvée, ma chatte, mais je te rappelle qu'on cherche mon ancienne collection de timbres.
— On a fouillé partout, tu ne l'aurais pas fichue à la poubelle?
— Jamais de la vie, je la tenais de mon grand-père! Au début, comme tous les mômes, je m'occupais de ça avec passion. La fièvre du collectionneur m'a tenu au moins deux trimestres, avant que j'oublie les albums… Une fois adulte, j'ai mis les timbres en vrac dans une enveloppe. Ils doivent y être encore…
— Mais pourquoi veux-tu absolument les retrouver aujourd'hui, mon Riton? C'est dimanche, on bosse pas, on pourrait faire un grand gros câlin, il me semble. Profitons-en, tant que l'Empereur n'a pas encore fait voter la loi sur le travail du dimanche!
— Un peu de jugeote, Blandine, ma douce! Les lois, sont là pour faire le bonheur du peuple, pas de ses dirigeants: nous ne travaillerons pas davantage dimanche prochain qu'aujourd'hui. Et tu sais pourquoi?
— Parce qu'il y a karaoké chez Nicolas 1er…
— Non: le karaoké, c'est terminé, et j'en suis soulagé: il m'a obligé deux fois à chanter devant toute la clique: Sa Grâcieuse Lala, les enfants, la famille, ce faux cul de Cloclo le Béant, tout le monde quoi! Ils étaient pliés de rire, et moi je crevais de rage… Le radio-crochet n'est plus de mode, le nouveau dada du Bien Aimé, c'est la collection de timbres. Lala lui a appris que la philatélie est le passe-temps des rois. Tu sais comme sa bonne éducation impressionne son parvenu de mari… Du coup, l'Empereur s'est souvenu qu'il avait lui aussi une collection, quelque part… Il devait avoir ses timbres à la banque…
— À la banque! Tu serais pas un peu timbré?
— Pas du tout, c'est un très bon placement, une belle collection. Il y a un ou deux ans, un timbre hongrois de 1867 a été vendu aux enchères 90000 livres sterling…
— Merde alors! Fais un effort, Riton, essaie de te souvenir où tu as fichu les tiens.
— T'emballe pas, ma chatte, ma collection peut avoir une certaine valeur, mais pas de quoi flanquer notre démission au tyran et filer aux bahamas.
— Alors, c'est bien ce que je disais: on se met au lit, on fait câlin.
— Je suis invité à prendre le thé avec Leurs Majestés, à cinq heures… Tel que je connais mon bonhomme, il sera installé dans un coin du salon à examiner ses timbres à la loupe. C'est qu'il s'instruit, tu sais!
— Si je comprends bien, tu as l'intention de lui offrir tes timbres pour te faire bien voir… Lèche-cul, va!
—Eh, oh! Pas tous mes timbres! Tu me prends pour un crétin? Un ou deux, seulement. Ça me laissera des biscuits pour la route: un règne c'est long, et avec notre Bien Aimé, les années comptent double! »
Tout en parlant, le bon Saint Henri s'était remis à vider sa bibliothèque… Deux enveloppes brunes coincées entre des livres d'art apparurent brusquement.
« Ouf, les voilà! Je savais bien que je les avais conservés.»
Déversant un flot de vignettes multicolores sur le lit, il les éparpilla d'un index agile, et sélectionna deux timbres sans oblitération, apparemment intacts…
«Voilà, je vais lui offrir ceux-là, des timbres du Biafra tout neufs… hi, hi!
— C'est où ce pays? Jamais entendu parler!
— Une province du Nigéria qui avait fait sécession dans les années soixante… Le pays n'a existé que trois ans, je crois…
— Mais alors, ils sont très rares tes timbres! Tu vas lui faire un super cadeau, au Nicolas!
— Eh, eh! Ils ne valent pas un clou! Sur internet, tu en trouveras sans doute pour 2 ou 3 Neuros… Tu sais, la philatélie, c'est un hobby étrange: elle s'intéresse beaucoup aux erreurs d'imprimerie, mais jamais aux erreurs de l'histoire. Un pays qui a disparu, avec son administration et ses timbres, tout le monde s'en fout.
—Si ça ne vaut rien, tu vas le vexer!
— Je lui présenterai ça comme une modeste perle historique héritée de ma famille. Il sera flatté du geste, et très heureux de pouvoir mépriser secrètement la médiocrité du don. Bon, il est presque l'heure du thé impérial, il faut que je m'habille…»

Mes remerciements à Monsieur Poireau qui m'a offert le sujet de ce billet!

P-S. Abadinte aime autant Carrefour que moi, il s'émeut aujourd'hui de la santé des petits actionnaires de l'enseigne… À lire sur le blog de Rimbus, sa «Lettre à Frédéric Mitterrand»

lundi 6 juillet 2009

Télescopages

«Partageons mon avis» s'amuse de la fringale de missions officielles dont fait preuve Michel Rocard, avec sa nomination à la co-présidence d'une commission de réflexion sur l'emprunt. Il y a de quoi rire, bien que d'un rire jaune, du parcours de ce Jack Lang triste (Lang pour sa part me faisant penser à un Rocard pompette).
Simultanément, comme s'il avait prévu de lubrifier l'annonce de cette nouvelle preuve de complicité avec Nicolas Sarkozy, Michel Rocard fait paraître un long article dans Le Monde, qui est comme un dernier soupir social-démocrate.
Grossièrement, on peut résumer en disant qu'il analyse, avec sa clarté coutumière, l'évolution de la crise comme la préparation d'un retour aux vieilles habitudes. Du côté de la finance et de la banque, rien n'a changé en profondeur. Les rapaces n'ont nullement été encagés, mais au contraire, ils ont défendu becs et ongles leurs aires d'influence, et tout est resté tel qu'avant. Les rémunérations honteuses, les opérations acrobatiques, sources de nouvelles crises inévitables, seront vite de retour. Et Michel Rocard de constater qu'en dépit de toutes les évidences, les peuples européens ont voté pour le maintien ou le retour aux affaires des partis de droite favorables à cet état de choses. En France, je trouve pour ma part que les électeurs se sont plutôt très malheureusement abstenus de voter, offrant à l'UMP et N. Sarkozy une victoire bidon que ce dernier fait sonner afin de se redonner un air de légitimité —comme on refait un pucelage.
Ce constat lucide de M. Rocard est tout de même surprenant, venant d'un homme qui se met au service de l'un des plus cyniques acteurs du libéralisme, mais passons…
On peut se demander par quelle aberration les 60% de Français qui se défient du président ne se sont pas précipités aux urnes massivement pour lui infliger une défaite significative? On nous a dit et redit qu'il ne fallait pas harceler M. Sarkozy à la moindre occasion, que cela déplaisait «aux gens», mais lesquels? Les trente et quelques pour cent qui lui font confiance quoiqu'il fasse ou dise? Ceux-là ne nous intéressent guère. Ceux qui, parmi les autres, trouvent sympathique son laisser-aller de chef de clan rustique? Alors, où se cachent-ils ces derniers, qui se reconnaissent chez un président réputé n'ouvrir jamais un livre, s'exprimer comme un jeune de banlieue, n'aimer la compagnie que d'une élite de la sous-culture? Ils devraient être légion par exemple sur internet: sans en connaître toute l'étendue française, je n'ai pas constaté que les Sarkozystes y pullulent. Ceci pour m'étonner qu'autant de monde soit passé à côté d'une occasion de signifier aux dirigeants européens qu'il fallait éradiquer les germes de crise.
Néanmoins, on peut difficilement reprocher à ses concitoyens d'être aveugles à la malignité du sarkozysme, quand des esprits brillants comme Michel Rocard vont à la soupe sans vergogne, en nous gratifiant d'un «Point de vue» qui ressemble à un pied de nez!

P-S. Le Tour de France a inspiré M. Poireau et Hermes (qui a tout vu de chez lui, ou presque), tandis que Falconhill nous confie ses chagrins de foot et de politique. Martine quant à elle, nous parle festivals, et nous offre un moment d'humour bienvenu avec Jeff Goldblum est mort...sur twitter

dimanche 5 juillet 2009

Le rébus politique du dimanche…

Comme chaque dimanche, je vous propose de découvrir dans ce rébus enfantin le prénom et le nom d'un personnage de la scène politique…




P-S. Petit rappel: mes modestes rébus «politiques» sont inspirés des recueils de rébus littéraires d'Honoré, publiés chez Arléa!
Et je rappelle que vous pouvez retrouver une partie des billets des leftblogs sur le site du groupe.

samedi 4 juillet 2009

Le Wikio est descendu de l'Olympe

Ce mois-ci après la stabilité des deux mois précédents, mon Coucou recule à nouveau au classement des blogs politiques et rétrograde à la 11ème place. Les dieux de l'Olympe blogosphérique qui commandent aux vents du Wikio en ont décidé ainsi… Amen!

Au mois de Juin le coucou a reçu 3056 visites (…), de 1556 visiteurs absolument uniques par leur bon goût. Ils ont affiché 4941 pages, à raison d'une minute et 43 secondes pour lire 1, 62 page en moyenne.

Les admirables pourvoyeurs de visites sont les suivants:


Merci à tous!


P-S. Le Temps publie un bon article sur le «retour en grâce de la nourriture des dieux», le cacao. Je le signale aux lecteurs avec d'autant plus d'empressement qu'il me permet de faire un lien vers le billet de Nefisa: «Chacun sa poudre».