mardi 18 janvier 2011

Il ne faut pas voir le mal partout

L'opposition a tort de se scandaliser des propos de Michèle Alliot-Marie, le 11 janvier. Pour mémoire, elle suggérait d'offrir le «savoir-faire français reconnu dans le monde entier» à la police tunisienne. Certes, c'était un peu maladroit dans la formulation, mais y avait-il vraiment matière à crier démission ? L'esprit de notre ministre des Affaires étrangères, politicienne expérimentée, pouvait-il abriter le noir dessin de secourir Ben Ali ? Bien sûr que non, voyons ! La vérité est plutôt à rechercher dans son souci louable de protéger les villas de la jet-set française en Tunisie. Pour la ministre, il n'était certainement question que de simple gardiennage.

Toujours à propos de la Tunisie, dans un commentaire à mon billet d'hier, Suzanne trouvait rassurant «que des ministres de l'ancien gouvernement participent au nouveau. Pas d'épuration, pas de tribunaux hâtifs, alors qu'une dictature est tombée.» Sans doute a-t-elle raison pour la deuxième partie de sa remarque. En revanche, j'aurais trouvé plus rassurant (pour les Tunisiens), que les anciens collaborateurs de Ben Ali restés en fonction soient nommés à d'autres postes. Par exemple, que le premier ministre soit plutôt affecté à l'enseignement supérieur ; le ministre de l'intérieur, au développement régional ; celui des affaires étrangères, à la santé


8 commentaires:

le-gout-des-autres a dit…

Rien à voir avec ton post et tout avec ton commentaire.
Le doc qui m'a appelé vit toute l'année avec le cancer de ses patients et, au bout de cinq ans, même s'il est content de constater que ses patients sont encore là, nous ne sommes guère que des éléments de son panel statistique...
Regarde MAM, elle vendait en Tunisie une technique française qui fait école, même aux USA où nos experts sont écoutés à propos de maintien de l'ordre en Algérie...

Gaël a dit…

vraiment les gauchisses ils voient le mal partout... heureusement que certains, comme vous, nous ouvrent les yeux :)

Le coucou a dit…

Le-goût-des-autres,
en ce qui concerne Mam elle a d'abord essayé de vendre son idée au Parlement, avant de passer à la livraison à Ben Ali...

Gael,
c'est vrai quoi ! À quoi bon réclamer justice toute l'année si l'on est incapable de reconnaitre l'innocence déguisée en ministre ?

Nicolas a dit…

Bah ! Y'a un tas de ministre qui ont démissionné, déjà...

Suzanne a dit…

Le présent vous donne raison...
On ne peut que suivre les informations.
Quant à MAM... Les précédents gouvernements ont agi plus discrètement lors des guerres en Afrique, mais c'était dans le même esprit. Mitterrand y compris.

GdeC a dit…

bien vu.

Monsieur Poireau a dit…

Alors voilà, la ministre se décarcasse pour vendre à l'extérieur le savoir-faire de nos forces de l'Ordre, leur trouver du boulot et tout le monde critique. C'est le chômage de la police que vous voulez ?
:-)

Le coucou a dit…

Nicolas,
tiens, je ne sais pas combien ils sont de ministres tunisiens ce matin… Pas les yeux en face des trous et je n'ai pas encore retrouvé mes oreilles…

Suzanne,
mais bien sûr, ce n'est pas nouveau ! N'empêche que pouvoir saisir enfin une (ou un) politicienne par les oreilles, ça ne se refuse pas.

GdC, merci.

M Poireau,
qu'est-ce que nous sommes inconséquents, hein! Remarque, je me demande si ça valait bien le coup : il y a une agence financière qui a baissé la note de la Tunisie… Donc, pas très fiable pour payer la facture !