vendredi 13 août 2010

L'indice d'insécurité du pouvoir grimpe toujours

C'est Mediapart qui a encore levé ce petit lièvre du terrier d'Éric Woerth, décidément chaud lapin en matière de conflits d'intérêts… Le modèle de rigueur et de probité candide de la Maison Sarkozy, avait décoré en juillet 2008 de la Légion d'honneur son expert comptable. Celui-ci avait, entre autres services, certifié les comptes du micro-parti du ministre —pompe à finances notamment branchée sur la cassette de Mme Bettencourt…

Une question reste posée : comment obliger un Nicolas Sarkozy gravement suspect lui-même par ailleurs, à laisser la justice enquêter librement ? Non seulement sur les mœurs politiques de son ministre Eric woerth, mais sur les siennes plus encore ! Il doit bien exister une solution raisonnable ? Nous sommes en république, que diable !

P-S, avant même que je ne parle de lièvre, Nicolas s'intéressait déjà à la vie au grand air : allez donc boire du petit lait chez lui…

mercredi 11 août 2010

Nadine Morano ne sait même pas beurrer un carreau !

Nadine Morano ne m'a jamais vraiment intéressé. Tout juste si je sais qu'elle est secrétaire d'état à la famille. Par contre, je sais qu'elle sent à plein nez le Travail, Famille, Patrie, chers à Pétain et au voyou de la république.

Elle demande à Marianne de faire des excuses pour son titre de Une, sur le voyou de la république justement, Nicolas Sarkozy… J'espère que chez Marianne, ils lui diront d'aller se rhabiller.

C'est à peu près la seule réflexion qui me vienne à l'esprit, ce soir, hormis le fait que je ne m'étais jamais intéressé non plus au beurrage des carreaux. Les carreaux de sol, veux-je dire. Un sacripant d'artisan m'ayant fait faux bond à la dernière minute dm du jour où il devait nous poser un nouveau carrelage, je me retrouve à carreler. Saviez-vous qu'avant d'appliquer un carreau sur son douillet matelas de ciment-colle, il faut en beurrer le verso ? J'ai trouvé une vidéo qui explique tout, ça à l'air facile, comme ça… Mais on en fiche absolument partout.
Au lieu de dire des sottises, Mme Morano ferait mieux de venir beurrer mes carreaux.

P-S Restons dans la rénovation de l'habitat : Martine nous revient avec un blog repeint de frais, très pimpant, et un billet neuf que je n'ai pas encore eu le temps de lire…
Gaël a publié ces jours-ci sa dernière leçon sur la pose de lambris au plafond… J'aurais préféré un cours sur l'art du carrelage par terre, mais bon…

mardi 10 août 2010

Abolition du privilège de la taille dans l'empire

Bonne nouvelle pour les photographes officiels, il leur sera bientôt loisible de tirer le portrait de Sa Majesté l'Empereur baignant dans son élément naturel : materné par un ou deux bataillons de gardes du corps. C'est aussi une information réconfortante pour les chômeurs de petite taille que nous donne Le Journal : les gabarits d'aptitude à la fonction impériale sont tous revus à la baisse.

Il faut dire que les exigences absurdes qui prévalaient jusqu'à ce jour dataient du temps de la Gueuse, l'infecte république dont le Bien Aimé Nicolas 1er nous a débarrassés. Que l'on imagine un peu : il fallait jusqu'à l'Édit Impérial de ce jour, mesurer plus de 1, 60 m pour intégrer les rangs de la garde et de la police en général ! Comme si quinze centimètres en plus ou en moins avaient le moindre rapport avec le sens du devoir. De même, il est mis fin au concours d'éloquence sélectionnant les guichetiers au contact des sujets franchois, et l'emploi de douanier impérial sera désormais accessible aux sujets privés de l'usage des quatre membres, pourvu qu'ils disposent d'une tête en bon état.

On le voit, le pays franchois s'humanise davantage chaque jour sous la main ferme du Bien-Aimé Nicolas 1er, qui n'hésite pas à jeter à bas les privilèges hérités des temps obscurs. «Les grands ont pas à avoir plus de droits que les petits, c'est pas pasqu'on est petit qu'on est moins travailleur, ou qu'on peut pas tirer au pistolet.»

Bien sûr, cette réforme n'ira pas sans provoquer quelques grincements de dents ici ou là… Au palais même, certains auront à se reclasser, tel l'officier du Tabouret impérial, mais n'en doutons pas, une révolution est en marche. La prochaine étape pourrait bien être l'éradication du mot petit de tous les dictionnaires.

Source innocente: Le Monde.fr

P-S: à lire chez Melclalex, le
Recensement de toutes les lois de Sarkozy sur la sécurité depuis 2002 ; Des-pas-perdus nous parle de La politique de la mémoire

lundi 9 août 2010

Ne pas confondre voyou dénaturalisé et yaourt pasteurisé

Il ne faudrait plus parler des dernières insanités imaginées par Nicolas Sarkozy pour punir les délinquants naturalisés de fraîche date. Pourquoi ? Parce que s'il faut en croire le sondage (discuté) du Figaro, il y aurait 52 058 785,6 Français qui approuvent — soit 80% de 65 073 482 habitants au 1er janvier 2009. Je me demande où se trouve le sixième d'autochtone qui découle de l'hypothèse sondagière, à quoi il ressemble et s'il est encore plus con que les autres ?

Voilà, j'ai lâché le mot qui froisse les susceptibilités : on ne traite pas des moutons qui souffrent de cette manière, ils ont tant d'excuses pour être nés cons et le rester jusque dans la tombe ! Mais oui, il y a de feus cons plein les cimetières aussi, et depuis le commencement des âges. On ne devrait donc plus dire un mot contre cette barbe à papa sarkozyste qui fondra dans la bouche de la république sans laisser de trace, il vaut mieux critiquer l'intellectuel qui grimpe au cocotier en fustigeant le néo-bonapartisme ambiant.

Ça c'est toujours porteur, de vomir ce con d'intello —parce que forcément, la connerie s'apprécie du lieu où l'on se place, et je ne doute pas d'être aussi le con de quelqu'un. En tout cas, cet intello qui peut être de droite aussi bien que de gauche ou de nulle part, cet intello encombré de notions rébarbatives, est plutôt sévère à l'égard du bonimenteur de l'Élysée. Harassons-le donc de ne pas savoir s'apitoyer sur les affres de 52 058 785,6 Français confrontés quotidiennement à la violence, au viol, à la drogue, aux incendies de voitures, aux caillassages, aux meurtres crapuleux… La France profonde nous en sera reconnaissante et oubliera par la même occasion ce qu'elle doit de rêves à Nicolas Sarkozy, elle votera comme nous, le moment venu.

Parce qu'enfin, défendre de vieux principes de notre droit républicain, c'est en vérité tendre la main à des crapules qui ne se sont posé aucune question sur les principes! Les voyous sont inexcusables, et d'ailleurs, la vraie bonne loi à voter, ce serait celle qui les priverait de toute défense: interdiction aux voyous naturalisés depuis moins de dix ans de prendre un avocat. Lorsqu'on a commis un délit ou un crime dans le pays qui vous a ouvert paternellement ses bras, on n'a plus de droits, point. Si j'étais l'opposition à moi tout seul, je prônerais cela, assuré de m'attirer les bonnes grâces de mes concitoyens. Du reste, avocat c'est un drôle de boulot, lorsqu'on y songe… Faire son beurre en assistant des gens pas francs du collier, ça ne sent pas vraiment le propre. Prendre un avocat, ça connote on ne sait trop quoi de trouble, on se méfie toujours un peu des gens qui ont un avocat. Il faudrait interdire les avocats au pénal, tolérer seulement ceux qui s'occupent des affaires —les bonnes affaires s'entend.

Donc, l'intellectuel, voilà l'ennemi du bon Français, le crypto-sarkozyste qui valorise le présidenticule en feignant de combattre ses idées. L'intellectuel sent le vieux, et même le cureton, tiens, dont il est l'héritier, on l'oublie trop souvent. Oui, vous savez: ces penseurs du Moyen Àge qui imposèrent la Trêve de Dieu aux féodaux, pour que les croquants puissent souffler un moment entre deux tueries… Eh bien, c'étaient des espèces de curetons intellectuels. Au départ, je ne dis pas que c'était une mauvaise chose, mais si vous laissez les intellos jouer avec les idées, petit à petit, d'un siècle à l'autre, ils vous inventent la Révolution, liberté, égalité, fraternité, et puis le droit du sol, la naturalisation, tout ça… Vous n'êtes plus chez vous, bien à l'aise dans les seules valeurs que vous pouvez comprendre: «la famille, la patrie, la religion, la société, le travail, la politesse, la morale*».
Alors croyez-moi, si vous n'aimez pas Sarkozy, ce n'est pas une raison pour en dégoûter les autres. Ils ne comprennent pas.
*discours de Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 avril 2007

P-S, le titre ne veut rien dire, je sais, mais il m'a plu pour ce billet.


P-P-S: suite à la mort de Bruno Cremer, Férocias lance un Challenge Maigret

dimanche 8 août 2010

Fin de partie

À travers le temps, l'histoire des grands et petits métiers est pleine de charme. Vous pouvez en prendre un, au hasard de la séduction opérée sur vous par les sonorités de son nom ou les images qu'il évoque, et vous laisser emporter. Du moins, si vous aimez ça.

Ainsi sur l'annexe, ma femme et moi avons succombé aux appâts musclés d'une vivandière —peut-être en repêchant inconsciemment dans nos tréfonds enfantins quelque plan de Fanfan la Tulipe… Vivandière, en tout cas, quel fichu métier ! Nous n'en avions aucune idée avant de réinventer les us et coutumes de la corporation, et de nous pencher sur le sort difficile de son fiston. Pour autant que nous le sachions, celui-ci ne reprendra pas le fond de commerce maternel et deviendra marchand de grains, quoi qu'il l'ignore encore. À une autre époque, et avec d'autres origines sociales que les siennes, il aurait pu devenir grenetier, mais c'était trop tard: la Révolution venait de passer par là. Parce qu'il ne faut pas confondre grenetier et marchand de grains, bien sûr.

Le héros du rébus de ce jour avait un grand-père grenetier, justement Quel sale boulot : on se demande comment avec un emploi pareil il a pu donner à l'Histoire un petit-fils comme le sien? Un grenetier, figurez-vous, c'était un officier du grenier à sel, c'est à dire un personnage important dans la gestion de la gabelle, l'impôt le plus impopulaire de l'Ancien Régime. Quant à son père, il était capitaine de cavalerie, décoré de l'ordre de Saint-Louis.

Étonnant, mais cela n'a donc pas empêché leur rejeton de devenir l'une de mes figures favorites de la Révolution. Souvent, on lui préfère, ainsi qu'à ses illustres amis de l'aventure révolutionnaire, un Danton, préfiguration de l'homme politique moderne avec ses quelques qualités sans doute, mais aussi ses pires défauts. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas Danton qu'il fallait trouver dans le rébus d'aujourd'hui, d'apparence si facile que beaucoup de visiteurs ce sont jetés sur une évidence trompeuse… Ce n'était pas Saint-Louis non plus, mais un simple louis d'or d'une frappe fantaisiste …

La première a avoir déjoué ce petit piège involontaire et donné la bonne réponse, fut Epamin' à son deuxième essai. Suivirent : Lol, ZapPow, et Lolobobo. En somme rien que des habitués de la victoire. Bravo à ces trois mousquetaires, qui sont quatre comme dans l'autre histoire !

Le rébus du dimanche


Règle du jeu : trouvez dans ce rébus le prénom et le nom d'une personnalité du monde politique. Celle-ci peut être notre contemporaine ou appartenir à l'Histoire de n'importe quelle région du monde (cliquez sur l'image pour l'agrandir).
(les commentaires seront modérés jusqu'aux environs de 20h30)

samedi 7 août 2010

Quiz d'une semaine de cinq jours

Quand l'actualité ne me plaît pas, si j'ai un conseil à me donner, c'est celui de faire comme si de rien n'était. Je vais donc suivre ce précepte reposant et vous proposer un petit quiz d'une semaine de billets coucouesques.

Lundi, déjà la polémique faisait rage autour des vantardises de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité. Nous nous interrogions ici sur les motivations réelles du président avec cette n-ièmme opération de communication? S'agit-il :
1— de distraire l'attention des Français de la fermeture du chemin douanier public aux abords de la résidence de sa belle-famille au Cap Nègre?
2— d'obliger la presse à parler d'autre chose que du scandale d'État Bettencourt et de l'attentat de Karachi, deux affaires majeures dans lesquelles on le soupçonne d'être impliqué?
3— d'empêcher que se répande une rumeur lancée par des femmes de ménage, selon laquelle l'Élysée sentirait la serpillière sale?

Mardi, paraissaient les saintes statistiques de ce blog, avec trois jours de retard, mais encore en avance par rapport à certains blogueurs.
On pouvait y relever :
1— rien, parce que tout le monde s'en fiche, non sans raison?
2— qu'un lien du blog de Carla Bruni m'avait rapporté 3000 visites seulement ?

Mercredi, était abordé un sujet d'importance, pour lequel il était proposé d'organiser une réunion de concertation nationale, c'est à dire:

1— un Grenelle de l'insécurité?
2— un Grenelle de la chaussure de sécurité?
3— un Grenelle des parapets de sécuri?
4— un Grenelle de la ceinture de sécuri?
5— un Grenelle sur les Grenelle?

Jeudi, le coucou humble blog de province rendait hommage à un géant de la pensée française injustement négligé:

1— Frédéric Lefebvre?
2— Chantecler de Coqueville ?
3— Homer d'Arras ?

Vendredi, le dernier billet de cette semaine de cinq jours s'étonnait de ce qu'autant de Français soient assez naïfs pour croire:
1— que le maréchal Pétain va ressusciter ?
2— que les annonces de Nicolas Sarkozy sont sérieuses?
3— qu'il y aura une augmentation générale des impôts salaires à la rentrée?

Notez les numéros de vos réponses justes sur un papier, additionnez-les. Faites la même chose pour vos réponses fausses. Multipliez les résultats… Avec un minimum de chance, vous devriez obtenir ainsi trois nombres valables pour jouer au loto, c'est déjà un bon début !