mercredi 20 juillet 2011

Adieu à Claviers Ensemble

Il y avait une adresse en bonne place dans la marge gauche du coucou, juste au dessous de la liste de mes sites et de celui des familles de victimes de Karachi. C'était un lien vers le site de l'opposition clavésienne… Comme vous le constaterez si vous avez la curiosité de cliquer sur le lien suivant : Claviers Ensemble, ce site n'existe plus. Je viens d'en faire la découverte au moment où je m'apprêtais à mettre de l'ordre ici, et notamment à créer un onglet de page «Claviers». 

Je me proposais d'y déplacer l'adresse du site des élus de l'opposition, et d'y adjoindre un bref rappel des raisons qui m'avaient poussé à ouvrir ce blog. C'est que le temps ne s'est pas arrêté depuis les élections municipales de 2008, il s'est passé beaucoup de choses et le conflit de l'époque s'est éteint peu à peu. Je suppose qu'il reste chez certains du ressentiment, mais la vie du village a repris son cours normal. Le moment me semblait venu de tourner la page, sans l'arracher.

Le maire dont l'élection avait semé la discorde est mort —j'ai rendu hommage à cet homme qui a fait preuve à mon égard de courtoisie et de fair play, malgré les billets agressifs à son encontre que je publiais quotidiennement. Certes, compte tenu du petit nombre de clavésiens connectés alors à internet, ce blog ne présentait guère de danger pour lui, mais mon expérience du web m'a montré que tous les maires n'admettent pas aussi bien la contradiction.

Le groupe des élus de l'opposition réuni autour du maire précédent, que j'avais soutenu, s'est peu à peu découragé. Ma femme et moi avions participé à plusieurs de leurs réunions durant la période où, encore combatifs, ils envisageaient des actions qui n'ont pu se concrétiser, en définitive.
Un temps, nous les retrouvions le samedi après le marché, pour prendre l'apéro sur la place de la mairie —une manière de défier dans la bonne humeur la nouvelle majorité. Et puis les choses se sont doucement apaisées…

Ma femme est morte à la fin du mois de janvier, voici 179 jours. Au cimetière, j'ai serré la main du nouveau maire et de son adjoint. Leur présence m'a fait chaud au cœur. Il n'y avait aucun de mes anciens amis —il est vrai que je n'avais songé à prévenir personne, à l'exception de l'un d'eux. Il m'arrive d'en croiser certains, je ne sais pas s'ils me disent encore bonjour de la tête, je n'ose plus les regarder.

Et ce soir, voilà que je m'aperçois que je laissais à la place d'honneur de mon blog l'adresse d'un site disparu sans que l'on se soit donné la peine de m'en avertir. Alors salut, restez ensemble !










9 commentaires:

Philippe a dit…

Milles excuses J.louis de ne pas t'avoir prévenu de "la fin" du blog. Mais a ce jour, loin de mes camarades de l'opposition et de nos soutiens tu est le seul a remarquer que le blog de l'opposition n'existe plus et cela depuis plusieurs mois. Alors a qui servait-il ? a celui qui l"écrit... triste constat non ?

Philippe a dit…

J.Louis,

J'allais oublier, concernant le reste de ton texte sur notre rôle d'opposant, le décès de ton épouse et ta dernière phrase "Et ce soir,.... . Alors salut, restez ensemble !" je préféré te faire une réponse sur ton mail car cela me semble, comment dire... plus raisonnable. Tant pis pour tes lecteurs.

mtislav a dit…

Claviers will survive !

Le coucou a dit…

Philippe,
merci d'avoir pris la peine de répondre ici, c'est déjà ça. Il doit y avoir beaucoup de raisons à l'échec du site, dont tu parles —à commencer par le besoin des gens de retrouver une vie de village normale, ce qui devait être aussi valable pour toi et tes camarades. Plus précisément, à propos de l'inactivité de ce que tu appelles "blog", je crois qu'il ne pouvait en être autrement. Ce n'était pas un blog. Vous aviez choisi une forme de site traditionnelle, rigide, qui décourageait toute réactivité.
Pour le reste, je vais répondre à ton mail.

Mtislav,
of course, my dear !

FalconHill a dit…

Vive la politique... (soupir).

Je trouve ton billet très beau en tous cas, et il m'évoque beaucoup de choses, quant aux relations humaines que tu peux avoir dans les milieux politiques locaux. Parfois merveilleux, mais parfois qui mettent en avant une bien tristes réalités de ce que sont les êtres humains... (et sans doute ne sommes pas nous pas mieux en tant qu'homme...)

Bonne journée

Nicolas a dit…

C'est souvent que l'opposition dans les municipalités se déchirent pour des idioties. C'est le cas dans les deux communes qui m'intéressent (celle où j'habite et celle où je suis né et où habite ma mère), une à droite, l'autre à gauche (ce n'est pas l'objet du billet mais je pense que c'est lié au fait de la place dérisoire qui est laissée à une opposition municipale).

Philippe a dit…

Remettons les choses en place, SVP...Puisque J.louis a préféré mettre ses états d’âmes sur son blog, au lieu de s'adresser directement à nous. je précise pour les lecteurs que "l'opposition" ne se déchirent pas, au contraire. A bon entendeur salut !

Captainhaka a dit…

Vive la vie dans les villages et les bastons locales !

(Pourrais-tu me faire un mail car j'ai perdu le tien et je ne trouve nulle part sur tes blogs un truc genre contactez-moi, ou bien m'écrire. j'aurais besoin de te dire un truc. Merci infiniment. Captainhaka )

Le coucou a dit…

Falcon,
merci. Je me doute que, comme élu, tu dois bien connaître ces cahots d'une petite vie politique locale. Bonne journée !

Nicolas,
comme le précise Philippe après toi, l'opposition de chez nous ne se déchire pas. Ou plutôt plus, puisque c'est la défection de deux des siens qui lui avait fait perdre la majorité, à l'origine. Mais aujourd'hui, le village a retrouvé son calme, donc on aurait du mal à trouver signe d'un conflit.

Philippe,
Tu fais bien de remettre les choses à leur place, mais Nicolas essayait simplement de situer son commentaire dans un contexte de sa connaissance.
Sinon, mon blog est aussi le reflet des émotions tissant cette chose appelée humanité, qu'à la télévision et au comptoir du bistro on appelle aussi "état d'âme".

Captain,
il y a un lien de contact dans mon profil, mais je t'envoie un mail tout de suite.