mercredi 18 mai 2011

Au bal des faux culs

L'affaire de mœurs qui ébranle le monde politique français et abasourdit l'opinion publique est consternante sur tous les plans. Qu'une personnalité comme DSK, porteuse d'autant d'espoirs pour autant de gens, soit jetée à bas de son piédestal d'aussi vilaine manière est un choc. C'est démoralisant pour tous ceux qui l'attendaient en sauveur de la gauche —avec sympathie ou simplement par défaut. Il n'y a rien à dire sur l'aspect judiciaire : l'homme de la rue ne peut décemment se prononcer sur la culpabilité ou l'innocence de DSK quand les défenseurs officiels de ce dernier eux-mêmes ignorent le contenu du dossier.

Il y a en revanche matière à réflexion sur le fait qu'une écrasante majorité de Français ont pris en pleine figure la nouvelle de son arrestation sans avoir le moins du monde conscience des fragilités de cette vedette politique. Pour le dire crûment : se demander s'il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise par manque d'information est une question légitime.

Il y a aussi matière à s'interroger sur le bal des faux-culs auquel on assiste avec l'espèce d'omerta que prétendent imposer la caste politique et ses obligés sous l'appellation de présomption d'innocence.

Je ne suis pas insensible au fait qu'un homme pour lequel j'aurais certainement voté se retrouve en proie à l'opprobre du monde entier. Face aux images, j'éprouve de la pitié pour lui. Si j'étais de ses amis, innocent ou coupable, je m'efforcerais de le défendre. Mais je ne le connais pas, je ne suis que l'un de ceux qui pouvaient lui faire confiance pour battre Sarkozy à la présidentielle.

Alors, je suis écœuré des invitations au silence lancées par le pouvoir, parce que cela pourra toujours servir quand reviendront au premier plan des affaires brûlantes ; lancées par mon propre camp que j'aurais souhaité moins hypocrite ; lancées par la confrérie des puissants et de leur cour qui se serrent les coudes.

Je veux rester libre. Libre de ricaner demain comme je l'ai fait au cours des mois passés, sur l'affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt. Je veux pouvoir m'interroger à propos l'attentat de Karachy, des rétro-commissions, ou d'autres scandales d'état, sans me sentir tenu à une auto-censure péteuse par honnêteté intellectuelle. L'affaire DSK est également dramatique parce qu'elle piège notre société dans ses contradictions.

30 commentaires:

Nicolas a dit…

Depuis quand tu fais des billets le matin ?

Rien à redire à ton billet. J'approuve particulièrement la conclusion : je veux rester libre d'écrire et surtout de penser ce que je veux... Avec cette affaire, je me suis trouvé face à bon nombre de censeurs.

Je veux avoir le droit d'être estomaqué par l'arrestation, outré par les conditions de traitement de cette information, tout en continuant à ricaner des histoires de cul diverses, à me faire prendre à mes propres contradictions, ...

marsupilamima a dit…

peut-être parce que je suis une femme mais ça ne me fait pas rire du tout ce genre d'histoires de cul. Comme ne m'ont pas fait rire ricaner ou sourire les tweets sur les "ragnagnas de kate, plaignant le pauvre prince machin.
Il y a aussi omerta dans les entreprises, ne l'oublions pas, cela peut toucher n'importe quelle femme au travail. Difficile de se plaindre quand on sait qu'on trouvera forcément un prétexte pour vous virer.
Il n'y a qu'à voir le peu de réactions que suscitent dans les journaux les meurtres de femmes par leurs compagnons (oui, il y a aussi des hommes mais la proportion est infime). Hors le 8 mars...bien sûr;
Il n'y a pas si longtemps que dans certaines usines, on distribuait le matin des jetons bleus pour les pauses, les femmes ayant "droit" à des jetons supplémentaires rouges..en période de règles.
N'oublions pas aussi que DSK bénéficiait de son éloignement et qu'il avait perdu devant ségolène royal. Ce n'était pas forcément le meilleur candidat. Il faut absolument que le PS s'en remette et vite. Qu'il soit blanchi ou pas, il n'est plus dans la course.
Sinon, on découvre si on ne le connaissait pas le système judiciaire américain et c'est instructif. Mais que l'on ne dise pas non plus que les puissants y sont traités comme les autres. Il faut bcp d'argent pour se battre. Les tarifs des avocats sont énormes. Même si bcp de commis d'office font de leur mieux. On relira avec profit (!) le livre d'alan dershowitz, reversal of fortune, l'affaire von bulow....


Nous avons la chance de rester libres d'écrire et de penser (à condition toutefois de respecter les lois) ce qui nous chante.

Le coucou a dit…

Je voulais le faire hier soir, mais j'étais trop fatigué, et je m'en suis souvenu en passant l'aspirateur chez moi :-D Je loupe rarement une occasion de lâcher l'aspirateur.
Je suis également d'accord avec ce que tu ajoutes par ton commentaire.

Le coucou a dit…

Martine,
évidemment je suis en accord aussi avec ce que vous dites, dont je ne parle quasiment jamais parce que je me cantonne plutôt à la politique et que je ne connais la vie en entreprise que par ouï-dire.
Sur le côté purement judiciaire de l'affaire, je crois que les médias n'ont pas assez souligné le rôle joué par les tentations démagogiques des procureurs et juges élus dans le système américain. Robert Badinter le rappelait hier sur France Inter.

Nous sommes libres, certes, mais je voulais souligner aussi l'impudence qu'il y a aujourd'hui à prêcher une retenue que nous n'avons pas eue dans d'autres affaires —même si l'affaire de cul proprement dite, le fait-divers, ne m'intéresse guère.

Nicolas a dit…

Marsupilamima,

"peut-être parce que je suis une femme mais ça ne me fait pas rire du tout ce genre d'histoires de cul."

J'ai l'impression que ça s'adresse à moi... ;-)

A cause de mon blog "au ton bistro", je passe souvent pour un machiste abominable, alors qu'il n'en est rien. Mais je refuse de changer le ton de mon blog parce que les propos de "gaudrioles" sont le quotidien des bistros, de la rue et de tout milieu bien masculin.

Cela dit, je n'ai fait aucune plaisanterie sur les ragnagnas de Kate, ni sur la "victime".

Je trouve abominable tous ces gens qui viennent me dire "ah mais vous ne pensez pas à la victime". Ben non, je n'y pense pas "spécialement", je ne sais pas si c'est vrai et je ne la connais pas, alors que je "connais" DSK.

Il y a 75000 viols en France chaque année (j'ai vu ça dans un site féministe, hier), rebondir sur les actions supposées de DSK est de bonne guerre, mais m'envoyer des arguments comme ceux que j'ai pris ("tu ne penses pas à la victime", on a tous pris ça) est odieux dans la mesure où j'ai un des rares blogs de gauche à parler parfois des violences faites aux femmes ou de parité...

Ainsi, la qualification de "faux-culs" utilisée par le Coucou s'applique aussi dans "le sens inverse".

En fait, la probabilité pour que DSK ait pété une durit est à peu près la même que celle pour que la "victime" soit manipulée ou tente elle-même de gagner de l'oseille. Mais si je le dis sur mon blog, je vais passer pour un affreux... Voir le billet d'Olympe, hier.

Comme dit le Coucou, "Je veux pouvoir m'interroger à propos" de cette heure dans la chambre de DSK. Et la tendance actuelle, si on suit les soi-disant progressistes, c'est de ne pas pouvoir le faire, parce qu'on risque un dérapage verbal, dérapage verbal que je risque tous les jours avec le ton graveleux de mon blog. Jack Lang s'est fait avoir : il a dérapé. Mais à force de rebondir sur des petites phrases, c'est la liberté d'expression qui est en cause.

Nicolas a dit…

Oups ! Mon commentaire est trop long...

Suzanne a dit…

"l'affaire de cul proprement dite, le fait-divers, ne m'intéresse guère."
Et pourtant, c'est le nœud de l'histoire. On ne peut parler que de ça, parce que l'hypocrisie opportuniste des politiques, quel que soit leur camp, on la connaît.

Je gage que cette affaire va se finir en eau de boudin sous une belle couverture de dollars, comme celle du petit garçon abusé par Mickaël Jackson.

Je veux bien qu'un homme accusé du viol d'une femme de chambre fasse pitié devant ses juges, mais combien de supposés violeurs qu'on déclarera innocents par la suite inspireront le même sentiment de pitié, s'ils sont noirs, s'ils ont une sale gueule et s'ils sont plongeurs ou garçons d'étage ?

Conclusion: on a beau taper sur la justice à la française pour son laxisme, je la trouve tout de même plus sage que l'américaine.

Nicolas a dit…

"Je gage que cette affaire va se finir en eau de boudin."

Probablement. Mais je ne sais pas comment s'en sortiront les deux principaux intéressés...

Le coucou a dit…

Nicolas, bah ! il s'adresse à Martine, il ne devrait pas trop me fatiguer (j'ai survolé, je relirai plus tard).

Suzanne,
le nœud de l'histoire ? Et comment ! Sinon, ce matin je ne réponds ici qu'à la va-vite, entre deux obligations. Je peux vous dire cependant que je ne vois pas que dire sur le cul dans la mesure où j'expose que nous ne savons rien. Si c'est une histoire de viol, nous sommes confrontés un délinquant sexuel comme les autres —là j'ai quelque chose à dire : je n'admets pas l'idée que DSK devrait être traité différemment d'un salopard ordinaire sous prétexte de son image flatteuse jusque là et de ses fonctions éminentes.
J'ai regardé la vidéo de la fin de garde à vue et de la comparution : elle m'a impressionnée, pas vous ? Il est vrai que je n'ai pas l'habitude de regarder les images de ce genre qui passent à la télé (si cela arrive).
Enfin, j'ai l'impression qu'il n'existe pas de justice parfaite. Que cette affaire montre les failles du système américain (le cynisme éventuel du procureur se faisant mousser devant ses électeurs, par exemple), n'exonère en aucune façon le nôtre de ses insuffisances.

Suzanne a dit…

Nicolas: je parierais que la supposée victime du viol supposé s'en tirera riche, et que le supposé violeur s'en tirera un peu moins riche, mais libre et à l'écart de la vie politique.
(ceci dit, je ne parierais guère plus qu'un paquet de caram'bars à l'ancienne).

Le Coucou: bien sûr que oui ce film du passage devant le juge est terrible (Dorham a fait un bon billet là-dessus)et DSK, si on l'imagine innocent, fait pitié. à partir du moment où on imagine un accusé innocent, il fait toujours pitié.

Roland a dit…

"L'affaire DSK est également dramatique parce qu'elle piège notre société dans ses contradictions."

Non, non, pas "notre société". Toi mon pote et quelques autres mongols qui n'ont rien vu venir. Pourtant, le DSK, il est connu et depuis longtemps. Et il n'est pas le seul. C'est juste le premier à tomber. Trop gourmand vois-tu.
Ceux qui s'intéressent à DSK et connaissent sa bio savent que ce type est un criminel bien pensant, qu'il est directement responsable de l'état actuel de la France, que son poste au fmi est un arrangement de pouvoir, qu'il ne vaut pas mieux que sarkozy question honnêteté et probité et qu'en tant que directeur du fmi, il répand la bonne parole des banquiers et sème la misère et la mort partout ou il va (combien de morts à cause de la spéculation sur les produits alimentaires en 2008 et de nouveau maintenant?). Strauss Kahn, c'est ça, et rien d'autre, tout le reste c'est du perlinpinpin pour les gogos qui veulent à toute force que la gauche (!) gagne, fut ce à ce prix.

Alors à tous les bloggueurs fans de DSK, plus vous soutenez cette immondice, plus vous démontrez:
- votre stupidité et votre manipulation totale
- votre soutien au(x) criminels qui nous gouvernent
- votre envie de continuer le bordel total dans lequel ils nous ont mis.

Moi je dis que ce qui arrive est une chance pour la france, le prédateur est tombé tout seul et ne sévira pas ici, jusqu'à ce qu'on nous en trouve un autre, favori du système.

Sauvez vous, les gars, revenez sur terre, et surtout, redevenez humains, cessez de soutenir des monstres.

Roland a dit…

Ps: pour ceux qui veulent le vrai cv de DSK et pour les fans, un peu de courage, lisez ceci, tout est sourcé:

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-vrai-strauss-kahn-thierry-meyssan-vous-en-dit-plus-que-les-medias-49637606.html

et ce n'est que le début des révélations, semble t-il...

Nicolas a dit…

Roland,
Sois humain, munis toi d'un cerveau. Il ne s'agit pas de convaincre un blogueur de voter pour TON candidat, mais de convaincre les électeurs. On ne le fera pas contre le système.
Les gauchistes en peau de lapin me filent la gerbe parce qu'ils détruisent le boulot de la "majorité de la gauche" et ruinent les espoirs...

Steph a dit…

Nicolas, les pirouettes à base d'expressions comme "gauchistes en peau de lapin" n'impressionnent ni ne convainquent personne. Le PS avec ou sans DSK s'apprête à continuer la politique de Sarkozy, avec certes un peu de vaseline. Tu parles d'espoirs ? Il t'en faudra beaucoup, mais pas que, pour faire retourner au bureau de vote les millions de porteurs de peau de lapin qui ne votent plus, écœurés du spectacle quotidien que nous donnent vos champions.

Nicolas a dit…

Steph,
Je ne suis pas là pour impressionner personne. Si tu veux que la gauche fasse un score à un chiffre pour les élections, c'est TON problème, pas le mien.
L'arrogance des gens qui s'autoproclament la vraie gauche est à gerber...

Le coucou a dit…

Bon, ça chauffait ici pendant que je pensais à autre chose…

Suzanne,

j'ai lu le billet de Dorham en début d'après-midi, il est en effet très bon. Dommage de ne pas l'avoir lu plus tôt pour le mettre en lien.



Roland,
Primo, je vois que Nicolas vous a déjà répondu sur la vérité politique que vous prétendez détenir.
 Il reste un ou deux points à propos desquels j'ai envie d'ajouter quelque chose : ne connaissant pas mon blog vous ignorez que j'étais très loin de soutenir DSK, auquel je me suis rallié récemment, devant la montée du FN. Parce qu'il est inutile de se raconter des histoires : il va être très, très difficile à l'opposition d'atteindre le second tour de la présidentielle et de le gagner. Avec d'autres mots que vous pour critiquer DSK, je ne l'aimais pas davantage.
Indépendamment de ceci, vous n'avez pas compris ce que veut dire la phrase que vous citez en début de commentaire. Nos contradictions sont illustrées par des médias incapables de s'affranchir de leur complaisance vis à vis du pouvoir, mais qui voudraient cependant que ses acteurs soient irréprochables. Nos contradictions, c'est encore l'indulgence dont, simples citoyens, nous faisons preuve à l'égard d'élus ou de personnalités médiatiques pris en défaut d'intégrité, de moralité (nous n'hésitons pas à réélire des corrompus, à aduler des fraudeurs du fisc, etc). Nous voulons une vie privée inviolable pour cracher ensuite sur ceux et celles dont les débordements viennent à faire scandale. Nous vivons dans un univers moral à géométrie variable qui brouille toute appréciation saine de la vie publique. Nous avons laissé s'installer un système de valeurs complètement perverti où les contre-pouvoirs n'osent pas crier au fou ! quand la vie privée d'un politique est en contradiction avec ses devoirs élémentaires d'homme public. Mais les médias n'en sont pas seuls responsables : ils nous reflètent . Je ne dis pas qu'il nous faudrait importer le modèle puritain des anglo-saxons, loin de moi cette idée, mais nous affranchir du laxisme et des réflexes latins qui imprègnent notre société dans beaucoup de domaines serait une excellente chose.
J'ai aussi jeté un coup d'œil à l'adresse que vous indiquez. Je connaissais ce blog. La bouillie antisémite au discours incantatoire du billet en question ne m'intéresse pas.

Nicolas, merci.

Roland a dit…

"La bouillie antisémite au discours incantatoire du billet en question ne m'intéresse pas."

Cette dernière phrase annule toute la crédibilité des précédentes. Elle vient aussi contredire le Nicolas prétendant que je soutiendrais un candidat. Faudra me dire lequel.

Donc lorsque on vous soumet une info, vous regardez la tronche du messager. Pas moi, je regarde les sources. C'est pourquoi j'ai mentionné que le contenu de l'article cité était sourcé et vérifiable. Mais bon... bouillie de complotistes, n'est ce pas? Le même argument que les fans de dsk nous resservent à l'envers. Vous ne croyez pas que ça suffit votre comédie de l'honnête homme indigné?

L'univers moral à géométrie variable que vous mentionnez, c'est le votre. Perso je sais faire la différence entre une personne morale et honnête et un criminel. Je sais faire la différence entre un bobard et la réalité. Nous sommes des millions dans ce pays qui souffrons des mensonges permanents de la classe dirigeante depuis trop longtemps (toujours?) et qui souffrons de voir notre pays au mains des guignolos et autres escrocs de haut vol. Vous commencez à vous apercevoir qu'il y a un problème, je m'en réjouis, bienvenue au club. Mais il va falloir laisser tomber votre morgue hautaine et accepter que des gens puissent ne pas penser comme vous sans immanquablement leur donner des leçons de maintien et de bien pensance. Bref vous avez encore bien du chemin à faire. En tout cas, DSK out, c'est incontestablement une très bonne nouvelle pour la France. Enfin une catastrophe qui n'arrivera pas. Hélas, il en reste d'autres à venir...

Nicolas a dit…

Ton univers moral consistant à perdre les élections et à laisser Sarko au pouvoir, je t'invite, outre d'aller te faire mettre, à faire des commentaires plus courts et à arrêter de commenter quand je suis abonné aux commentaires.

Roland a dit…

Petit addentum: Soutenir un candidat que l'on n'aime pas pour éviter à un autre qu'on aime encore moins d'être élu, c'est ça la cause de votre distorsion mentale. Et si vous souteniez un candidat que vous aimez, ce ne serait pas mieux?

D'autres part l'opposition d'un jour est la majorité de demain, ne l'avez vous pas remarqué? Et n'avez vous pas remarqué que quoi qu'il arrive, rien ne change? Il faudrait donc voter pour quelqu'un qu'on aime pas pour éviter qu'un autre qu'on aime encore moins fasse la même chose que celui qu'on aimait pas? C'est un truc de schizophrène.

Je pense que vous êtes à l'ouest, pour le dire gentiment, et qu'avec une tête aussi pleine de conneries, vous êtes totalement déconnectés de la réalité, comme l'énorme majorité du personnel politique.

Englué dans le mensonge et la compromission, la simple formulation d'une idée claire et cohérente vous est impossible. Dès lors je rejoins votre constat: l'opposition n'est pas sure du tout de gagner. Et j'ajouterai encore heureux, dans la situation ou nous sommes et avec les épreuves que nous devons affronter, qu'on ne laisse accéder au pouvoir des gens dont la seule vérité c'est de détrôner ceux qui y étaient avant.

La seule question à se poser: le pouvoir, pour quoi faire? Se coucher et continuer la dégringolade? Ou résister et se battre?
Tout le reste n'est que bavardages qui ne résoudront rien.

Nicolas a dit…

Un con pareil, j'ai rarement vu ! La vraie gauche dans sa splendeur... Refuser le pouvoir parce qu'on ne saurait pas quoi en faire...

Bien sur ! Le reste n'est que bavardage. Et il nous accuse d'être déconnectés...

Amen.

Roland a dit…

@Nicolas, je ne suis pas à tes ordres et je suis ravi de te déranger. Quant à aller me faire mettre, voila en quelques mots comment un imbécile de démasque aux yeux de tous. M'étonne pas que tu soutienne D$K. vous allez bien ensemble. Rikers island, ça te dit? c'est très couru pour se faire mettre, il parait.
Quant à sarkozy, je le vomis certainement plus que toi et depuis plus longtemps mais je n'ai jamais considéré dans ma vie que le choléra valait mieux que la peste, tout ça pour avoir un candidat soit disant de gauche.

Il te reste bien des choses à savoir avant de pouvoir insulter anonymement, branleur.

Nicolas a dit…

Le Coucou,

Je m'emmerde un peu au bistro alors j'assure l'animation. Bénévolement.

Nicolas a dit…

Mouarf ! Qui est anonyme ?

Roland a dit…

Refuser le pouvoir? Tu crois qu'on va te l'offrir? tu rêve petite merde... Allez basta, ça pue bien ici.

Nicolas a dit…

Tu l'offres à Sarko. Tu es mignon. Va te coucher, maintenant.

Le coucou a dit…

Je revenais comme ça après dîner, mais je m'aperçois qu'il aurait fallu une éponge et une serviette, peut-être un peu de sparadrap aussi…

Nicolas, anime, anime, et merci ! Arrête-toi simplement quand tu auras du mal à distinguer ton téléphone du comptoir.

Roland,
j'admets que j'aurais dû lire la totalité du bazar ou m'abstenir de critiquer. Soit. Il reste que je n'ai pas assez de patience pour m'infliger la lecture complète. Sur le reste, vous êtes à côté de la plaque pour ce qui me concerne, mais je n'ai rien à ajouter. J'ai ma vaisselle à faire.

ZapPow a dit…

Sans préjuger de la véracité des faits reprochés à DSK, ou de leur fausseté, il semble qu'en tant que Directeur du FMI, la politique qu'il a mis en œuvre lui a procuré de solides inimitiés chez les financiers qui, aujourd'hui, dansent la lambada tant ils sont heureux de la voir out.

Si l'on en croit certains articles, qui n'émanent pourtant pas de fans du personnage, DSK essayait de changer nombre de choses au FMI, en faveur des pays obligés d'y avoir recours. Il se pourrait qu'il soit regretté sinon par les populations des pays en question, mais par leurs dirigeants. Voir cet article, par exemple :
http://www.legrandsoir.info/La-patron-du-FMI-Strauss-Khan-pris-au-piege.html

romain blachier a dit…

Oui si tu veux moi aussi j'avais assisté à de la drague de DSK donc je savais. Je savais qu'il était dragueur ce qui a peu d’intérêt au départ, pas qu'il pouvait se retrouver accusé de tentative viol.

Le coucou a dit…

Zap,
oui, il s'est fait des ennemis, c'est probable, mais pas plus que ses prédécesseurs ! Je crois qu'on ne peut vraiment rien conclure à partir du rien que nous connaissons.

Romain,
j'ai en effet compris que vous étiez nombreux, l'ayant approché, à le savoir dragueur. Mais j'imagine que ce sont ceux et celles qui étaient obligés en certaines circonstances d'arrondir les angles qui en savaient davantage (peut-être) et cachaient le problème…

marsupilamima a dit…

Je ne visais personne, nicolas. Je me positionnais en tant que femme parce que je l'ai déjà dit ici ou ailleurs, à moins d'avoir suivi des cours de self défense (et encore), on est toujours un peu plus sur nos gardes. Je ne parle pas forcément intellectuellement, mais très concrètement. Dans la rue, au boulot, dans un ascenseur etc. Juste une petite vibration comme ça, pas de la peur, juste une alerte en sommeil prête à s'allumer.
Et je ne connais pas une femme qui n'ait pas eu à faire face un jour à une situation disonsdésagréable.