dimanche 14 décembre 2008

Pour en finir avec le travail du dimanche

C'est dimanche, et chez moi, il ne fait pas un temps à mettre un catho dehors pour l'envoyer à vêpres. Un protestant non plus, d'ailleurs, ni un juif, un musulman ou un bouddhiste, mais eux n'ont pas de raison de s'infliger une sortie en plein déluge. Sauf… Ah, oui! Sauf, s'ils font partie des 66% de français favorables au travail dominical. Ceux-là, j'aimerais bien qu'ils se sentent obligés d'aller aujourd'hui vers leurs grandes surfaces ou magasins favoris, trottant sous leurs pépins à pied, par respect de l'environnement…
Je reviens sur cette affaire symbolique des atteintes au droit du travail, sous le régime actuel, parce qu'elle est susceptible d'être à l'ordre du jour du parlement la semaine prochaine. L'opposition n'en voulait pas, et une partie de la droite non plus, mais le caractériel qui nous gouverne en fait une question de principe. Coup de chance pour lui: une majorité de la population a envie de courir les boutiques le dimanche. Parmi elle, il y a évidemment quelques employé(e)s qui n'ont pas la force de se battre pour obtenir un meilleur salaire, mais sont déterminés à aller chercher une pincée d'euros de plus à terre, avec les dents —comme pourrait le dire Nicolas Sarkozy. Les autres, le gros des troupes, sont des chalands potentiels, indifférents à la régression sociale que cela implique, du moment qu'ils profiteront du nouvel ordre des choses. Beaucoup de ces gens, j'imagine, trouveront un but dans ces courses ludiques, celui de combler le vide de leur dimanche.
Peu de chose suffirait pourtant à rétablir un ordre satisfaisant aux yeux de tous, pourvu que M. Sarkozy veuille bien s'en donner la peine.… Qu'il décrète tout simplement que désormais, le dimanche devient un lundi, tandis que le mardi remplace le lundi. Le mercredi tournant au mardi, le jeudi ferait l'affaire du mercredi, puis le vendredi se mettrait au Jeudi, alors que le samedi occuperait le vendredi. C'est ensuite qu'interviendrait le sarkodi, jour férié par grâce présidentielle. On le voit, en définitive chacun y trouverait son compte: le dimanche, source de tensions multiples disparaîtrait, et avec lui l'obligation de payer des heures supplémentaires, cependant que subsisterait un indispensable repos hebdomadaire. Cerise sur le gâteau, le président lui-même en sortirait l'honneur sauf, grandi dans son estime pour lui-même. Messieurs les parlementaires, à vos amendements!

PS: Partageons mon avis avait déjà sorti un bon billet dès Mercredi dernier, sur l'entêtement de M. Sarkozy à supprimer le repos dominical!

3 commentaires:

Bérénice a dit…
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Bérénice a dit…

C'est incroyable ce que vous pouvez être productif, Le coucou... je n'en reviens pas !

Le coucou a dit…

Bérénice : heu… Dois-je rougir ou pâlir?