vendredi 16 octobre 2009

Pauvre Nicolas

Je suis un Français méchant, un chien qui fait de la peine à notre sarkozy Nicolas Sarkozy. Je pense du mal de ses actes de pouvoir, je pense du mal de sa façon de se servir dans notre république pour avantager ses amis, sa famille. Bref, je mêle mes frêles abois à ceux de la meute enragée, et ce faisant, moi et tous les autres, nous affligeons le bon sarkozy qu'est notre Nicolas national. Les Français gentils ne se laisseront pas abuser par notre mauvaiseté, ils se rendent bien compte que nos sarcasmes n'ont aucun fondement.
Prenons le cas de son fils Jean, sans doute l'attaque qui a le plus blessé M. Sarkozy, ces derniers jours. Voilà un garçon qui a été élu à 21 ans conseiller général… Vous rendez-vous compte de l'exploit démocratique que ce garçon réalisa?
Parti de rien, dans sa circonscription d'origine, certes, mais avec le lourd handicap d'être le fils du sarkozy régnant, il s'impose comme candidat UMP, et à peine élu, subjugue par sa valeur les instances de son groupe politique au sein de l'assemblée départementale. Il est élu président de l'UMP-Nouveau Centre-etc, au nez et à la barbe du maire de Meudon. Un duel au talent nu, remporté à la loyale, puisque personne n'a dit le contraire.
Et maintenant on voudrait l'empêcher d'accéder à la présidence de l'Epad, où il ne recevra même pas de rémunération! Une fonction tellement subalterne qu'on se demande pourquoi il s'embête à la convoiter, on ne connaît même pas le modèle de sa voiture de fonction, s'il y en a une, et quel montant de tickets restaurant elle lui vaudra, pour ses frais. Voyez combien nous sommes mauvais, les républicains: cerise sur le gâteau, Jean Sarkozy devra encore une fois se faire élire avant d'accéder à la présidence de l'Epad! Et croyez-le bien: c'est loin d'être dans la poche, avec 15 élus d'une opposition sanguinaire contre 30 UMP-Nouveau Centre-etc, pacifiques et un peu mous.
Alors, ce soir, je suis un peu mal à l'aise, et je me demande si mon hostilité envers notre sarkozy ne me sera pas reprochée le jour du jugement dernier. Parce que ça ne fait pas un pli: là-haut, il se fera élire encore du premier coup, Nicolas Sarkozy, pour moderniser le paradis et y inviter la famille et les copains.

P-S. C'était mardi, Martine nous faisait partager son expérience de l'influence des blogs dans la critique théâtrale… Il n'est pas trop tard pour lire!

17 commentaires:

Homer a dit…

Quel succès face au peuple, le Jeannot!
Pour ce qui est de la voiture de fonction, j'ai entendu parler d'un scooter...

Gaël a dit…

il en est même de pires que vous, vraiment les gens sont méchants !

Le coucou a dit…

Homer,
Ah oui! le scooter…, mais c'était dans sa jeunesse, ça. Maintenant, il lui faudra un chauffeur. Peut-être le verrons-nous se rendre au bureau installé sur le siège arrière?

Gaël,
j'en reviens, c'est vraiment honteux! Merci du lien!
:-D))))

Didier Goux a dit…

Putain d'Adèle ! relisez votre premier paragraphe : et refaites-le-moi en français !

(Je ne suis pas allé plus loin...)

Le coucou a dit…

Didier,
je vas en parler à mon cheval, d'accord…

POISON-SOCIAL a dit…

@ Gaël
Honte à toi, colporteur de rancoeur.
Le Coucou, ce n'est pas glorieux non plus, je ne te félicite pas...
:)))

babelouest a dit…

Coucou :
Les voisins :"Bourreau d'enfant ! Bourreau d'enfant !"

Compte tenu de sa nouvelle coiffure, "le" Jean va sans doute aller au travail en tondeuse autoportée. Pour les impôts locaux, c'est très pratique, avec le grand réservoir à gazon coupé.

Gwendal a dit…

Je viens d’en prendre seulement conscience ! Moi qui croyais être un aigris-jaloux-envieux du bonheur des autres ! Moi qui croyais être un utopiste invétéré sans réelle conscience du monde qui l’entoure, je ne suis en fait qu’un méchant !
Argh ! J’ai mal à mon égo !

le-gout-des-autres a dit…

De toute façon on pourra dire n'importe quoi, c'est un scooter sur une jambe de bois...
(entendu dans mon bistrot habituel, il n'était pas question du moteur à fiston.)

Le coucou a dit…

Poison,
tu es bien sévère, enlève un peu la poutre de ton œil, espèce de grand mécréant!

Babelouest,
ah, il a donc changé de coiffure? Il me semblait bien avoir remarqué quelque chose de nouveau, mais de loin et de dos, je n'étais pas certain…

Gwendal,
c'est toujours un moment difficile, quand on prend conscience de ses travers… Ce qui me rend encore plus mauvais, moi, c'est de penser que N. Sarkozy, lui, ne se rend même pas compte qu'il est un parfait innocent. La beauté de son âme me rend malade de jalousie.

Le-gout-des-autres,
joli! Tu fréquentes un bistrot de poètes!

MACAO a dit…

Un tout petit rappel: Nous tenons cependant à souligner que ce même conseil d’administration est composé de 18 membres : 9 représentants des collectivités territoriales (dont 2 du Conseil général des Hauts-de-Seine) et 9 membres représentant l’Etat, sous l’autorité de leur ministre de tutelle. En ajoutant la voix de Patrick Devedjian, membre du gouvernement à celles des 9 administrateurs de l'Etat, l’Etat a la majorité absolue (10 voix sur 18).
L’élection du Président de l’EPAD est donc véritablement contrôlée par l’Etat et s’apparente bien à une nomination. La nomination prévue de Jean Sarkozy, fils du Président de la République, ne peut, de ce fait, être considérée comme un acte local, résultant seulement de la volonté du prétendant et du choix de ses pairs.

Fleche a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec ce billet, il est vrai que le président de l'EPAD de la Défense n'est pas salarié, c'est un poste précaire que prince Jean va occuper, avec une toute petite indemnité (environ 5 000€ mensuels tous frais de déplacements payés).

Je me demande bien pourquoi on s'insurge.

En fait ça m'énerve toujours autant.

BA a dit…

Gérard Menayas est l’ancien directeur financier de la Direction des Constructions Navales (DCN). Je recopie la page 4 du journal Libération :

Gérard Menayas ne peut attester que de cet élément factuel : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddinne et Abdulrahman El Assir (les deux intermédiaires) ont été imposés à la DCN par le pouvoir politique, le ministre de la Défense ou son directeur de cabinet. »
Il n’en faut guère plus pour semer la panique dans les palais nationaux. Jean-Claude Marin, procureur très en cour (chiraquien, puis sarkozyste), résume à sa hiérarchie l’embrouille à la manière d’un chanoine :
« Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques, en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées. »
Dans ses carnets, Gérard Menayas qualifie Jean-Claude Marin de « petit frère »…

http://www.liberation.fr/societe/0101597665-l-argent-au-c-ur-de-l-attentat-de-karachi

BA a dit…

Attentat de Karachi : des commissions auraient été versées jusqu'en 2008.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/17/attentats-de-karachi-des-commissions-auraient-ete-versees-jusqu-en-2008_1255377_823448.html

Le coucou a dit…

Je passe tard, excusez-moi…

Macao,
évidemment, dans sa courte carrière, la liberté de choix au sein de son camp a été une fiction. Elu certes, mais imposé de fait aux instances locales de son parti.

Fleche,
je croyais que c'était un poste purement honorifique, et quasi bénévole. Cette indemnité existe vraiment?

BA,
l'attentat de karachi et l'enquête sur des commissions occultes ne sont pas vraiment le sujet du billet, mais enfin, merci des informations! ;-)

Monsieur Poireau a dit…

Pas lu les commentaires.

Bravo ! Je n'ai pas encore pensé à comment aborder le sujet et je trouve que tu as choisi le bon angle. On aura vraiment fait beaucoup de mal à cette noble famille. Tant de talents gâchés par tant de vilénies ! C'est à désespérer du peuple !
:-))

Le coucou a dit…

M. Poireau,
pas grave…
À écouter notre brave président et ses conseillers se plaindre de la méchanceté des critiques, j'ai été soudain pris de honte. :-)))))))))