mercredi 30 septembre 2009

Tranche de budget tartinée de Polanski, pour un appel à l'aide.

Vu le peu de temps dont je disposais ce soir pour rédiger un billet, et l'actualité folichonne de ce jour, j'ai hésité un bref instant à écrire pour rien. La grande affaire aujourd'hui, c'est le budget. Évoquer un budget, que ce soit le mien ou celui de la France, me plonge dans un état d'apathie d'où je tomberais vite en catalepsie. Une autre fois peut-être, quand plus personne n'en parlera, histoire de dire le contraire des autres…

Il y aurait bien aussi la tentative de notre pays d'influencer une députée Suédoise à propos de la loi Hadopi. J'en ai entendu parler pour la première fois lundi dernier, et Rue 89 a repris l'info hier. En Suède, où l'on ne badine pas avec l'indépendance des élus, cette démarche fait très mauvais effet: on y sent comme un parfum de corruption. Le but recherché était semble-t-il d'obtenir l'appui de la députée en question lors de l'examen du «paquet Télécom» par le Parlement européen. Cette dame, très écoutée en matière d'économie numérique, pourrait à cette occasion faire grand mal par ricochet à la loi Hadopi, chère à Nicolas Sarkozy. Autant dire que le risque est très élevé que l'Europe rende Hadopi nulle et non avenue…

Néanmoins, je n'ai ni le désir ni le temps, de réfléchir à la question. Que faire, traiter de Roman Polanski à mon tour? J'ai joué le sujet à pile ou face: pile je soutenais M. Polanski en exigeant que la France boycotte le Gruyère Suisse jusqu'à sa libération, face je recherchais sur internet toutes les condamnations pour viol ou abus de mineures de 13 ans de ces dernières années… Pas le temps, c'est évident, et puis la pièce est tombée en équilibre sur la tranche! Comment me débrouiller avec ça? Je ne vois qu'une solution: demander à Frédéric Mitterrand de se constituer prisonnier à la place de Roman Polanski, et de prier les Suisses de l'extrader aux USA.

Sinon, il y a tout de même une chose dont j'ai envie de dire quelques mots: Olivier Bonnet, journaliste blogueur qui a déjà fait l'objet de l'un de mes billets, est poursuivi par un magistrat pour injures publiques sur son blog. Un procès, un avocat, coûtent cher, et Olivier Bonnet n'a pas les moyens financiers à la hauteur de l'enjeu. Soutenu par un ancien gendarme, Michel Roussel, qui a dû faire face à la même situation, il lance aujourd'hui un appel pour recueillir des dons. C'est à lire sur Plume de presse

P-S Le-goût-des-autres fait concurrence à PMÂ avec un billet-bistro sympa…

17 commentaires:

babelouest a dit…

Mes copains de Dazi et moi avons envoyé un petit soutien financier à Olivier BONNET. J'encourage tous ceux qui peuvent à participer eux aussi, dans la mesure de leurs moyens. En face, on dispose à la fois de tant de financements, et de tant d'appuis !

balmeyer a dit…

Ah oui, envoyer Mitterand à sa place, voilà qui mettrait tout le monde d'accord ! :) Bravo pour cette médiation !

Le coucou a dit…

Babelouest,
bravo, O. Bonnet n'a pas que des amis, même à gauche, mais il ne faut pas le laisser seul dans une affaire pareille.

Balmeyer,
le hic, c'est que je me demande si les Américains marcheraient? Et pas seulement pour le fond de l'histoire.
Merci d'apprécier, et en plus de la bonne surprise de vous voir ici!

Nicolas a dit…

Fais gaffe ! Balmeyer est partout...

Homer a dit…

Et si Frederic Mitterand payait en faveur d'Olivier? Après tout, c'est une question de liberté d'expression, non?

Le coucou a dit…

Nicolas,
j'ouvre l'œil.

Homer,
pas sur qu'il soit tellement favorable à la liberté en question…

Gwendal a dit…

Il faudra que j'essaye le truc de tirer à pile ou face la prochaine fois que je serais dans l'indécision...

balmeyer a dit…

Coucou, comme j'expliquais à Nicolas, je lis, mais je ne commente pas. Pas trop le temps, et parfois pas l'inspiration...

BA a dit…

A propos du budget présenté hier :

Quelle solution les Etats occidentaux vont-ils choisir pour ne pas mourir asphyxiés par leur dette publique ?

1- Première possibilité : la guerre (envahir les pays musulmans pour leur voler leur pétrole, etc.)

2- Deuxième possibilité : l’inflation. Faire tourner la planche à billets à plein régime. Monétiser la dette. Dommages collatéraux : l’inflation à deux chiffres, l’euthanasie des créanciers et des rentiers.

3- Troisième possibilité : la répudiation de la dette. Certains Etats pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »

4- Quatrième possibilité : taxer les transactions financières. Je n’y crois pas. J’imagine mal Sarkozy instaurer une taxe sur les transactions financières. J’imagine mal Dominique Strauss-Kahn instaurer une taxe sur les transactions financières. Nos dirigeants politiques continueront à nous répéter : « Si nous taxons les transactions financières, les investisseurs partiront à l’étranger, et patati, et patata… »

5- Cinquième possibilité : faire tout à la fois ! La guerre, l’inflation par la planche à billets, et la répudiation de la dette ! La totale !

Olivier Bonnet a dit…

Merci du relai :-)

Le coucou a dit…

Gwendal,
ça marche toujours: soit on suit le résultat du pile ou face, soit on fait le contraire par esprit de contradiction, mais l'indécision est levée.

Balmeyer,
je comprends ça d'autant mieux que je suis très souvent dans votre cas…

BA,
la guerre, nous l'avons déjà avec l'Afghanistan… Moi, je miserais plutôt sur l'inflation (non que cela m'enchante: les conséquences peuvent en être particulièrement lourdes pour tout le monde, une fois passé l'euphorie du plus d'argent, moins de dette. Aller acheter son pain avec une brouette de billets n'est pas un progrès).

Olivier,
pas de quoi! Je trouve ça normal.

Monsieur Poireau a dit…

Ça tombe bien, ça va être le début du mois, je vais pouvoir aider Olivier. Mine que rien, c'est vachement important pour MA liberté d'expression !
:-))

Pour Paul en ski, la Suisse n'est guère aimable avec un gars qui soutient son sport national ! :-))
[pas mieux !!!].

Le coucou a dit…

M. Poireau,
c'est important, la défense de notre liberté, le soutien entre nous, tu as raison.
[mais faire le Pôle en ski, c'est crevant! ]
:-))

BiBi a dit…

C'est vrai, de prime abord, pas grand chose à penser de Polanski... jusqu'à ce que cela devienne une Affaire, c'est-à-dire qu'on commence à en parler. BHL, Freddy et tant d'autres sont venus se mêler au "débat". Et là, ma fibre d'educateur s'est considérablement tendue devant tant d'inepties.

Que l’on ne reduise pas Polanski à son geste, d’accord. C’est un bon cinéaste ( pas un grand), encore d’accord mais il y a ce viol ( pourquoi ne jamais écrire le mot ?).
Il y a donc à juger le viol... même 40 ans après, même si la victime a pardonné ( depuis quand est-ce aux victimes de rendre la justice ?).

Je rencontre quotidiennement des enfants (filles et garçons) violés et je peux vous dire que rien, rien n’est jamais gagné. Insomnies, douleurs psychiques et corporelles, cauchemars, rêveries, absences, cris dans la nuit, incapacité à la concentration et au total, combien de vies, de potentiels de vie gâchées.

Certes, ils/elles s’en sortent parfois mais le prix à payer, ce sont les victimes qui le payent. Car souvent, les violeurs bénéficient du silence, de la non plainte, ou - cas de Polanski et de son geste - de l’appui éhonté de nos Braillards médiatiques.
Quant à Freddy, qu’on aille lire les extraits autobio et les jolis refrains contenus dans son livre « Une Mauvaise Vie ».( Dans le blog de Philippe Marx)
A bibientôt, cher Camarade.

Le coucou a dit…

Bibi,
j'ai vu le mot viol écrit un peu partout, y compris dans mon billet ci-dessus… Ce que tu rappelles des enfances brisées par des adultes pervers est essentiel, je ne crois pas que quiconque puisse le contester. Ceci dit, je trouve que la justice, en fin de compte, suit son chemin dans cette affaire et c'est bien. En revanche, je suis autant écœuré par la levée de boucliers des défenseurs de Polanski, que par la haine qui transparaît sous certaines diatribes moralisatrices.

BiBi a dit…

Pas plus pas moins que ce que tu dis, Coucou.
A bibientôt

Le coucou a dit…

Bibi,
ok…