mercredi 15 décembre 2010

Questions sur l'enfance, une chaîne

Rome, Athènes, Madrid, Barcelone, Prague: une partie de l'Europe manifeste et s'enflamme. Pour Albin Chalandon, soupçonné dans une affaire de paris clandestins, on invente la garde à vue en pantoufles. La cote de DSK monte toujours… C'était le menu du jour dans l'information, mais je n'y ai pas touché et ne me suis intéressé qu'au dessert. En l'occurrence, il s'agit d'un gentil questionnaire sur ma vie en culotte courte, transmis par Isabelle dans le cadre d'une chaîne. Voici :

1. Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : " Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand(e) " ?

J'ai déjà évoqué le sujet dans un billet sur Nicolas 1er. J'écrivais alors: «Quand j'étais gosse et que je pensais à ce que je ferais plus tard, je voulais être avaleur de sabre. Ce fut l'une de mes premières vocations irrévocables… Autant qu'il m'en souvienne c'est une séance d'échauffement à la petite cuillère, au sortir d'un de ces repas de famille d'autrefois, clôturé par des «îles flottantes» accompagnées de massepain, qui m'amena à vomir finalement ce petit métier de rien, avaleur de sabre.»
Par la suite, j'ai eu bien d'autres projets de carrière, généralement calqués sur les occupations des héros de mes lectures préférées : enfant loup (merci Kipling), trappeur, gentlemen cambrioleur, cosmonaute bien sûr, mais curieusement je n'ai jamais éprouvé d'attirance pour un métier convenable. Ce doit être pour ça que j'ai fini par écrire.

2/ Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

J'ai lu les Tintin, mais je préférais les romans. J'ai été pensionnaire dès le Cours Moyen, nous avions de longues soirées «d'étude» (je suppose que l'on dirait aujourd'hui «permanence», ou quelque chose de ce genre), en tout cas, la lecture de romans m'apportait mon évasion quotidienne.

3/ Quels ont été vos jeux préférés ?

Ceux que je partageais, en vacances chez mes grands parents, avec un petit paysan de mon âge. Il avait un merveilleux talent pour transformer en jouets les objets au rebut, comme les vieilles boîtes de conserve. Tout en gardant les vaches (déjà un jeu en soi, pour moi), nous construisions des autos, des camions, des trains, que nous faisions circuler sur un réseau complexe de routes tracées dans l'argile grise…

4/ Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

Mes parents souhaitaient les anniversaires à la va vite, c'est donc à l'âge adulte qu'ils ont pris de l'importance. Le premier dont je me souvienne est celui de mes 21 ans, l'âge de la majorité à l'époque. C'était à Paris avec des amis, dans un cabaret qui doit avoir disparu…

5/ Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?

La liste des choses indispensables que je n'aurai plus le temps de faire est trop longue. Tiens, il y en a une qui est encore réalisable : poursuivre et terminer la Véridique histoire des Poussegrain, sur le blog à côté.

6/ Quel était votre premier sport préféré ?

Aucun, je n'aime pas le sport. J'ai néanmoins fait de la bicyclette, parce que dans mon enfance c'était le seul engin qui me donnât un minimum d'indépendance. J'ai aussi pratiqué le judo quelques années : j'étais interne dans un collège, prendre des leçons de judo me permettait de passer une soirée par semaine hors du pensionnat.

7/ Quelle était votre première idole de musique ?

Je n'avais pas d'idole. C'était les débuts du yéyé… Mis à part Johny Halliday, je me souviens pourtant d'un groupe que j'écoutais : «Les chaussettes noires»…

8/ Quel a été le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous ayez reçu ?

Un harmonica. Je séjournais depuis des mois dans un préventorium (j'ai finalement passé beaucoup d'années en internat, d'une façon ou d'une autre), et nous avions eu droit à des cadeaux au pied d'un grand sapin. Moi, on m'a donné ce gros harmonica, trop grand pour ma bouche et surtout pour mes dons musicaux, mais j'étais ébloui.

Pour continuer cette chaîne, je passerai le relais à Romain, B-Mode, Mathieu, Gildan, Elmone, et Bérénice








9 commentaires:

isabelle B. a dit…

ben tu vois que tu te souviens ! très instructif et émouvant de t'imaginer dans ton pensionnat avec ton harmonica et "tes chaussettes noires" un gros merci d'avoir pris le temps de te plonger dans le passé le temps d'un billet !

Gildan a dit…

Je verrai ça...après la neige et, peut être, le boulot!
:^)

solveig a dit…

Tu voulais être avaleur de sabres ...
Moi, j'ai l'impression qu'on m'a fait avaler des couleuvres ...

Le coucou a dit…

Isabelle,
"chaussettes noires" et blouses grises… Les souvenirs d'enfance ne se perdent pas si facilement, mais en général, je préfère les noyer dans une fiction que dans le Je. Merci à toi pour le tag.

Gildan,
c'est ça, fais des boules de neige et travaille un peu, pour la chaîne, tu as jusqu'au printemps.

Solveig,
les trois quarts des Français sont avaleurs de couleuvres réputés ! :-)

Nicolas a dit…

A ton age, tu te souviens de l'enfance ?

colibri a dit…

Eh dis, les "chaussettes noires", ça sortait un peu du lot yéyé qu'écoutait ma soeur aînée ! Sinon les blouses grises des garçons, je m'en souviens, dans mon premier lycée, où, comme toi, les soirs "d'étude", je lisais en cachette plein de trucs interdits, Vian, par exemple, ce qui explique peut-être ma tendance actuelle à l'affabulation !!! Sympa, cet en-cas, avant d'attaquer les nouvelles du jour...

Le coucou a dit…

Bon, je suis encore en retard, mais j'ai une excuse: ma connexion internet marche à cloche-pied…

Nicolas,
il paraît que plus on vieilli, plus les souvenirs d'enfance reviennent à l'esprit. Et quand on se souvient du plongeon de la naissance, on n'a plus le temps de le raconter à personne.

Colibri,
eh dis, Eddy, eh oui ! c'était un groupe plus rock que les yéyé… Ceci dit, mes goûts musicaux ont trop évolué depuis cette époque pour me rappeler de ce que j'écoutais… Dans notre internat, nous pouvions lire librement en étude, les surveillants ne regardaient pas nos bouquins. Merci de ta visite !

Monsieur Poireau a dit…

J'ai gardé ce sujet de côté…
Avaleur de sabres ? Bizarre comme vocation mais pourquoi ne pas relancer ce petit métier ? Il faut absolument en parler à Jean-Pierre Pernaut ! :-))

Le coucou a dit…

M Poireau,
ce n'est pas une blague, je me suis vraiment chatouillé le gosier avec des petites cuillères pendant au moins quinze jours… Je crois que j'avais vu un avaleur de sabre dans un cirque, auparavant.